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lundi 25 novembre 2013

Plaidoyer pour l'altruisme avec Matthieu Ricard

Moine bouddhiste, traducteur français du Dalaï-lama, pratiquant quotidien de l'altruisme, photographe, homme de coeur engagé dans de nombreuses actions humanitaires. Matthieu Ricard est invité aux Racines du Ciel pour parler de son dernier livre, très complet, "Plaidoyer pour l'altruisme". Ouvrage dans lequel toutes les dimensions de l'amour altruiste sont étudiées, à la fois sous l'aspect scientifique, psychologique, philosophique, spirituel.


Pourquoi un plaidoyer, pourquoi défendre l'amour altruiste et la compassion ?
Il y a toute une école philosophique et un mouvement de psychologie jusque dans les années 1950, ainsi qu'une grande partie de l'économie néoclassique, qui disaient que l'homme était fondamentalement égoïste. Or il n'y a aucun justification scientifique à ces affirmations et les recherches en la matière montrent le contraire.
Un plaidoyer pour l'altruisme s'imposait donc pour sortir des idées reçues et négatives sur l'humain D'autant que l'amour altruiste est pour Matthieur Ricard la réponse aux 3 grands défis de notre époque que sont la crise économique, sociale et écologique. Et qu'il est la voie royale vers l'éveil.

mardi 10 septembre 2013

Matthieu Ricard, une voie bouddhiste

Passionnant documentaire sur Matthieu Ricard, son engagement sur la voie du bouddhisme, auprès d'associations humanitaires notamment les incroyables écoles en bambou, sa participation à la recherche scientifique sur les effets et les bienfaits de la médiation sur le corps, ses tentatives de faire prendre conscience au forum économique de Davos de l'importance de la prise en compte de l'altruisme, sa passion pour la photographie.

Extrait :


Ce documentaire n'est plus disponible en replay sur arte mais vous pouvez vous le procurer sur le site des Editions Monpartnasse : www.editionsmontparnasse.fr

jeudi 20 juin 2013

Notre perception du monde et les médias



"Les médias renchérissent sur la fascination qu’exercent sur nos esprits les comportements violents, malveillants ou pervers. Le malfaiteur qui a commis un crime crapuleux fera plus parler de lui que le bénévole qui assiste des personnes âgées dans le même quartier. Ce constat s’explique sans doute par le fait que les atrocités nous choquent en raison même de leur déviance par rapport aux comportements ordinaires. Ce qui est ainsi offert aux yeux du public n’est pas anodin. Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie qui ont étudié pendant deux décennies l’influence de la télévision, ont montré que les téléspectateurs qui regardent constamment des actes négatifs manifestent une tendance accrue à agir de la même façon, et que, plus on regarde la télévision, plus on est enclin à penser que les gens sont égoïstes et qu’ils nous tromperaient à la première occasion. Bien avant l’âge de l’audiovisuel, Cicéron observait : « Si nous sommes contraints, à chaque instant, de contempler ou d’entendre parler d’événements horribles, ce flot ininterrompu d’impressions détestables privera même les plus humains d’entre nous de tout respect pour l’humanité. » A l’opposé, quand les médias prennent la peine de mettre en valeur les aspects généreux de la nature humaine, les spectateurs entrent aisément en résonance avec cette approche positive. Ainsi, la récente série intitulée « Héros de CNN », connaît un franc succès. Cette émission présente des portraits et des témoignages de personnes, souvent très humbles et inconnues, qui ont entrepris des projets sociaux novateurs et bienfaisants ou qui se sont totalement impliquées dans la défense de causes justes. Les drames et les violences font le plus souvent les grands titres de l’actualité et dominent les films et ouvrages de fiction. Lorsqu’on parle de film « d’action », cela signifie souvent que les protagonistes s’entre-tuent, le plus souvent du début à la fin de l’intrigue. Un jeune Américain de vingt ans aura vu en moyenne 40 000 meurtres fictifs à la télévision (dont 8000 avant l’âge de 12 ans) alors que, fort heureusement, dans la vie quotidienne, peu d’entre nous ont été les témoins directs d’un meurtre. Il ne faut donc pas s’étonner que nous souffrions de ce que les Anglo-Saxons appellent le « syndrome du mauvais monde », autrement dit l’idée que nous vivons dans un monde essentiellement hostile, peuplé d’individus égoïstes qui ne tendent qu’à favoriser le plus possible leurs intérêts personnels, même si cela implique de sacrifier le bien-être de ceux qui les entourent. Il est donc d’autant plus essentiel de présenter une vision plus proche de la réalité, qui mette l’accent sur les innombrables gestes de bienveillance, d’entraide, de coopération et de solidarité qui tissent notre quotidien."

Source : le blog de Matthieur Ricard