vendredi 25 octobre 2013

Gravity : êtes-vous prêt pour l'expérience ?

Peut être pas le chef-d'oeuvre annoncé par certaines critiques, à cause, sans trop en dire, d'un choix de développement scénaristique qui fait perdre de la force au récit dans la dernière partie du film (mais ne suis-je pas en train de chipoter là ?). Mais une expérience cinématographique intense et vraiment impressionnante. Un huit clos, paradoxalement, en plein espace ouvert qui implique totalement le spectateur grâce à une 3D qui est loin d'être ici un gadget mais une prouesse technique entièrement au service du récit. Contemplatif, immersif et tendu, un film qui vaut plus que le détour, à voir absolument en 3D et de préférence en version originale. Difficilement concevable d'ailleurs ici de voir ce film présenté uniquement en VF dans pas mal de cinémas....








samedi 19 octobre 2013

Masqué ou casqué, tel est le héros de 2014

Deux films à l'honneur ce matin dans l'émission Aura tout vu sur France inter. "Nos héros sont morts ce soir" de David Perrault et "Gravity" d'Alfonso Cuaron.

Avec "Nos héros sont morts ce soir" le réalisateur David Perrault a voulu remettre de la poésie et du merveilleux dans le cinéma français. Sans copier le modèle américain mais en se reconnectant à la mythologie française dans ce domaine, en faisant référence aux univers de Franju, Feuillade et même Cocteau.


Après 4ans et demi de travail le réalisateur Alfonso Cuaron quand à lui a souhaité proposer au public une expérience d'immersion spatiale, dans laquelle le spectateur n'aurait plus l'impression de regarder l'écran mais d'y être projeté, de devenir le 3ème astronaute de l'aventure.

Pour ce film il s'est inspiré de "Duel", "Vanishing point", "Runaway Train" et surtout "Le condamné à mort s'est échappé" de Robert Bresson qui serait le véritable modèle du film.




lundi 14 octobre 2013

1er Bilan de la rentrée des séries Tv américaine

 
"Saison 1, épisode 1" revient sur les séries les plus attendues de la rentrée américaine, avec une table ronde critique, pour évoquer celle dont tout le monde parle, Marvel Agents of S.H.I.E.L.D.

Au menu également The Blacklist, The Crazy Ones, The Michael J. Fox Show et les coups de coeur de la rentrée US. Mais aussi Bates Motel et Louie, qui arrivent en France, et les fins de Dexter et de Breaking Bad !










vendredi 11 octobre 2013

Laisser faire et admettre ce qui est juste


"Du matin au soir, le monde nous sollicite vers l'extérieur, ce monde qui veut être reconnu et maîtrisé. Notre être, lui, nous sollicite en permanence de et vers l'intérieur. Le monde exige de faire, sans cesse. L'être nous demande tout simplement de "laisser faire" et d'admettre ce qui est juste." 

Karlfried Graf Dürckheim





mercredi 9 octobre 2013

Sentiment d'éternités - Quand la vie s'arrête...


Dans ce beau documentaire intime et touchant, nous partons à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont accompagné des proches lors de leurs derniers instants, ou qui ont vécu ce qu'on appelle une expérience de mort imminente. Pour les uns comme pour les autres ces expériences les ont transformés...




Présentation de l'INREES : Entre peur et curiosité, notre société hésite à s'aventurer à sa rencontre... La mort. Comment accueillir cet instant qui remet en question notre existence ? Certaines femmes et certains hommes, bouleversés par cette confrontation extraordinaire aux frontières de la vie, ont changé leurs regards sur cette inconnue et nous racontent leurs histoires profondément transformatrices. Portraits croisés d'un éditeur devenu prêtre, d'une journaliste devenue hypnothérapeute, d'une assistante de direction devenue médium...
Avec la psychologue Marie de Hennezel et le médecin Jean-Jacques Charbonier.

lundi 7 octobre 2013

Le tigre menacé par la Deutsche Bank

Trois tigres du Bengale autour d'un point d'eau
 Les tigres ont besoin de vastes territoires pour survivre (photo: D. Mukherjee / Greenpeace) 
L'entreprise publique indienne Coal India a engagé la Deutsche Bank et trois autres établissements financiers internationaux afin de pouvoir mettre en œuvre ses projets miniers pharaoniques. Leur mission : vendre en bourse ses actions pour une valeur globale de 1 milliard de dollars US.

Coal India n'est pas seulement le plus grand producteur de charbon de la planète, c'est aussi l'un de ses pires entrepreneurs : non content d‘expulser les populations locales et de détruire l'habitat naturel du tigre du Bengale, le groupe minier fait même travailler les enfants.

Treize mines et de nombreuses centrales à charbon sont projetées dans l'Inde Centrale. Selon une étude réalisée par Greenpeace India sur les conséquences de ces projets miniers, un million d'hectares de forêts tropicales pourraient disparaitre et au moins dix réserves naturelles où vivent les tigres du Bengale seraient menacées.

Mandaté par une des filiales de Coal India pour répondre aux questions environnementales, M. Shinde réduit les problèmes posés par ces projets en une formule laconique : « Nous devons choisir si nous voulons avoir de l'électricité ou des tigres ». Les habitants et les défenseurs de l'environnement indiens réclament depuis longtemps l'arrêt de l'expansion des mines de charbon.

La Deutsche Bank a fait son choix depuis longtemps pour le charbon et contre le tigre. Sa direction a certainement espéré que son soutien à une entreprise aussi peu scrupuleuse que Coal India passerait inaperçu. C‘est raté. Seule la pression populaire peut encore obliger les dirigeants de la la première banque allemande à faire marche arrière.

Demandons à la Deutsche Bank de mettre fin à ses relations d'affaires avec Coal India afin de ne pas exacerber la destruction de l'habitat naturel du tigre du Bengale : www.sauvonslaforet.org


dimanche 6 octobre 2013

Vivre poétiquement avec Gabriel "Mwènè" Okoundji

Le poète regarde le monde, colle son oreille au sol pour mieux capter les bruits de l'univers. Lorsque j'entends parler de crise, je me dis que ce mot m'est totalement étranger. Crise de quoi ? La crise est constitutive de l'être humain. De la civilisation, de l'univers. Tout ce que je vois autour de moi, c'est, en fait, une crise de l'humain qui échoue à vivre son humanité en harmonie avec l'environnement. Tout le reste n'est que chahut. Nous sommes comme des apprentis sorciers qui ne savent plus de quel côté ils doivent se tourner.


Quel savoir nous manque-t-il ?
Le savoir est inutile à celui qui ne possède que cela. La vie d'un être humain, ce n'est pas son cerveau, c'est son cœur. Le cœur qui bat, bat dans le langage de l'émotion. C'est seulement en partant de l'émotion que l'on peut découvrir l'autre dans sa réalité, sa force et sa faiblesse. Il est temps de reconnaître le droit à la fragilité plutôt que de maintenir l'illusion de la toute-puissance. Le vrai savoir, c'est ce que j'appelle l'initiation. Initier, c'est apprendre à donner le savoir dans cette dimension qui apporte à l'homme la bonté de l'univers. Être initié, c'est apprendre à recevoir le don de cette connaissance, de telle façon qu'il n'y ait pas quelqu'un au-dessus et quelqu'un au-dessous. Car aucun homme, aucun peuple, n'a le monopole du savoir.

Vous parlez très souvent d'Ampili et de Pampou, qui ont été vos initiateurs. Qui étaient-ils ? Ampili était une conteuse. C'était aussi ma tante maternelle. Quand j'étais enfant, la télévision n'avait pas encore envahi les villages africains. La parole des anciens revêtait une grande importance. Ampili avait le don magique du verbe. Elle nous parlait autour du feu. C'était comme si les bulles d'émotion circulaient dans l'univers. Elle nous donnait tout cela pour que nous puissions garder plus tard la sensibilité d'être au monde, pour que nous puissions apprécier la bonté de l'univers. Ampili m'a ainsi appris quantité de choses.

Par exemple ?
Que le monde entier repose sur les genoux d'une fourmi. Elle m'a appris qu'un arbre sans écorce est un arbre blessé, que toute racine n'a qu'un tronc. Je n'aurai jamais assez de mots pour lui rendre hommage. Pampou était un vieux au sens noble. J'étais allé le voir avec l'insolence de la jeunesse qui croit savoir. Dès lors que je lui ai dit « Je suis ton élève », il m'a appris que tous les chemins ne mènent pas à Rome, mais à la mort. Mais, avant la mort, il y a la vie. Il m'a appris à écouter, en l'oiseau qui pleure, les palpitations de mon cœur et à entendre du vent, le souffle de tous les bruits de la terre. Les liens de l'homme avec la nature sont une évidence. Je parle parfois le même langage que les gens de la Dordogne ou des Landes. Avec des mots différents, on nous a appris que l'homme, l'arbre, l'animal ne sont qu'une même matière.

Sauf que l'homme doit faire l'épreuve du malheur…
Au Congo, on ne dit pas que le coq chante. Il pleure. Il pleure parce que le monde est divisé en deux parties : le visible et l'invisible. Lorsque les ténèbres s'avouent vaincues, le coq psalmodie cet instant. Il pleure la disparition du monde invisible de la nuit, qui s'évanouit sous la protection des ancêtres, et l'arrivée du monde visible, qui va livrer l'homme à la course perpétuelle dans laquelle nous sommes. Dès que nous nous levons le matin, nous sommes dans la tyrannie du temps. Il nous faut courir sans cesse après un présent qui nous échappe toujours. Intellectuellement, les gens savent que cette course est folle. Mais ils continuent.

Pourraient-ils y échapper ?
Il faut essayer de décrocher de temps en temps. En Afrique, on dit que seules la patience et la lenteur garantissent l'éternité du chemin. On ne peut pas bâtir une maison en une seule journée, éternellement être le plus fort. Ce n'est pas pour rien que nous sommes devenus de très grands consommateurs de tranquillisants ou de somnifères. Le mot « peur » a disparu de notre vocabulaire au profit du stress et de l'angoisse. Il est normal que l'on ait peur, de l'orage, de la nuit, des dieux. Cette peur naturelle est devenue une peur de ne pas réussir, de ne pas pouvoir être au top. C'est à tout cela qu'il faut essayer d'échapper, en ayant ce que j'appelle une vision poétique de la vie.

Comment réintroduire du poétique dans nos vies ?
L'homme doit manger, se soigner, etc. Mais a-t-il besoin de cette société de consommation qui, à un moment donné, nous a échappé ? Vivre poétiquement, c'est ce que Stéphane Hessel appelle s'indigner. C'est résister, insister. Insister, c'est se dire que lorsqu'on n'a plus le choix, il reste la volonté. Pampou m'a appris que la volonté est le seul fétiche efficace de l'homme. Vivre poétiquement, c'est avoir la capacité de prendre son temps. De ne pas avoir peur du vide, du chaos. De ne pas avoir peur d'avouer sa faiblesse. De se dire que le bien-être matériel n'est pas synonyme du bien-être mental. Vivre poétiquement, c'est aussi respecter la nature. Ce n'est pas être écolo, dire « Je vais éteindre la lumière et trier ». C'est avoir conscience que nous ne formons qu'un avec l'univers, et qu'en prenant soin de nous-même, nous prenons soin des autres et du monde qui nous entoure, ou inversement.

Source
: Journal Sud Ouest - article découvert sur  le site de phytospiritualité

Gabriel Okoundji a été étudiant à Bordeaux. Il travaille à l'hôpital comme psychoclinicien et vit à Bègles, dans une maison où s'entassent les souvenirs ramenés d'Afrique.




mercredi 2 octobre 2013

Sleepy Hollow, mystères et brouillard de saison


Le 1er épisode de la nouvelle série de la Fox est plutôt très bien réalisé, avec des effets spéciaux réussis, un ton décalé et de l'humour qui donne une cohérence à un ensemble qui prend des allures de grands n'importe quoi paranormal assez génial et qui passerait difficilement sans un deuxième degré voire troisième degré... totalement voulu ou non cela reste encore à déterminer.


Tim Mison qui joue Ichabod Crane incarne parfaitement le personnage et donne une vraie crédibilité au délire général. Pas mal Flippant sur la fin, un 1er épisode qui donne clairement envie d'en voir plus.

En cette période automnale où le brouillard s'installe le soir et recouvre villes et campagnes au petit matin, une série qui colle bien à la saison....A voir si la suite tiendra ses promesses !


vendredi 27 septembre 2013

Que nous apprend le rêve ?

Pour la philosophe et psychanalyste Anne Dufourmantelle, auteur d’« Intelligence du rêve », le rêve n’est pas une fantaisie du cerveau, mais un puissant outil de savoir et de transformation. Qu’a-t-il à nous apprendre ?
 Quels horizons dessine-t-il ? Entretien.

© Anja Photography
Quelle est l’utilité du rêve ?
Dans la vie, nous nous heurtons souvent aux mêmes problèmes, nous répétons les mêmes chagrins, les mêmes situations. Par cette répétition, nous cherchons à réparer une situation. Mais nous ne cessons de retomber, parce que notre conscient, qui aime la tranquillité, se masque les éléments perturbateurs. Le rêve, lui, les réinvite. Il se fait l’intercesseur des choses importantes que notre être a à nous dire, mais que notre conscient ne veut pas entendre. Il contourne les censures et les interdits, dévoile les faux semblants, met à jour les fantasmes… Mais inaugure aussi un chemin. Il ne fait pas seulement signe vers les blocages de notre histoire et les postures dans lesquelles nous sommes figés : il propose des pistes nouvelles pour en sortir, offre des clés pour construire une autre perception du présent et un autre avenir. C’est une sorte de signal. Comme Tobie Nathan, je considère qu’il est un réel savoir, une magnifique source d’enrichissement. En ce sens, il peut vraiment avoir un impact sur nos vies.


Le rêve, plutôt qu’un délire, serait donc une hyperacuité ?
Il peut avoir la fulgurance d’une pleine conscience. Il nous renseigne sur nos peurs, nos compromissions, nos dénis, nos conditionnements, mais aussi sur nos capacités. En inversant les codes qui composent notre image du monde, il offre un relevé de sens inédit et parvient à révéler le désir qui secrètement nous soutient et arme nos vies. Il a le pouvoir d’annoncer ce qui arrive, et de mettre entre nos mains la possibilité d’y répondre – avant que le corps ne tombe malade, que l’accident ne survienne…


Voilà qui interroge la « vérité » de notre réalité ordinaire !
Même les scientifiques ont aujourd’hui du mal à parler de « la » vérité. Une vérité le reste jusqu’à ce qu’une nouvelle théorie vienne affiner, déplacer, voire remettre en question la manière dont on voyait le monde jusque-là. Malgré tout, ce qui est troublant, ce que je ressens subjectivement, c’est qu’il y a parfois des moments « de vérité ». Par exemple, lorsqu’un patient parvient à traverser un épisode de son passé, tout à coup, des éléments se rejoignent et s’alignent, un changement d’axe s’opère, ressenti comme une conversion. Ces moments de révélation intime font vérité. En ce sens, le rêve n’est pas le contraire de la vérité, mais sa traduction la plus directe.


Peut-il alerter sur des événements qui dépassent l’individu ?
Il existe plusieurs registres au rêve, comme il y en existe plusieurs à la conscience. Certains puisent dans des éléments beaucoup plus vastes que le moi et touchent à l’universel, en informant de l’état du monde ou d’un événement à venir. Ils anticipent, pressentent. Un ouvrage a ainsi recensé les rêves qui avaient été faits avant la seconde guerre mondiale ; c’est fascinant de voir comme tout était déjà là, décrit…


Ces rêves démontrent-ils l’amplitude de nos capacités de perception ?
Je les crois bien plus vastes que ce que peut en explorer notre conscience ordinaire. Dès lors qu’on se branche sur une dimension qui dépasse la lucarne très étroite du moi, nous pouvons capter des tas d’informations, qui se retranscrivent dans nos rêves. C’est ce qui lui donne sa capacité prémonitoire et de transmission de savoir. Comme cette personne réveillée en pleine nuit par la vision d’un accident, bien réel, à des kilomètres de là ; ou celle qui rêve d’un événement ayant eu lieu trois générations auparavant, dont elle ignorait tout, mais qui s’avère vrai... Ces faits troublants bousculent nos visions du monde, au même titre que les synchronicités et la télépathie. En analyse, il m’est arrivé plusieurs fois de penser la même chose que mes patients, exactement au même moment ! Nous n’avons pas fini d’explorer les facultés du cerveau, sa plasticité, ce qu’on en active ou désactive au quotidien. Nous ignorons de quoi nous sommes capables. Des expériences au MIT ont par exemple montré que notre corps peut anticiper un événement de plusieurs secondes. Notre réactivité psychique précède le conscient.


De quoi bouleverser notre rapport au monde…
Hegel disait que nous rêvons uniquement parce que nous ne sommes pas en rapport avec le tout. Le rêve et son mystère sont des modalités du réel. Nous rêvons tous, toutes les nuits, même si nous ne nous en souvenons pas. Le rêve transcende les frontières : il n’a pas de limites, de bords, de hiérarchie. Il ignore le temps, fait aussi bien avec des éléments du présent, des événements du passé, une histoire vieille de mille ans ou de choses à venir. Il associe des souvenirs à des pensées, des émotions sédimentées à des impressions reçues d’ailleurs, des vécus personnels à des données culturelles. Les échelles de valeur, d’urgence, de grandeur n’y sont pas respectées. Le rêve rend aussi poreux le rapport entre l’intérieur et l’extérieur, le visible et l’invisible ; il essaie d’échapper à la dualité parfois un peu simpliste entre le conscient et l’inconscient, en étant ouvert aux connexions, à cette intelligence perceptive du monde qui est bien plus vaste que le moi.


Au fond, le rêve est-il un éveil ?
Il est un éveil à une autre conscience ou prise de conscience. Il est tout à la fois l’envers de la raison et le lieu où elle est le plus efficace. Beaucoup de penseurs et de scientifiques ont ainsi trouvé en songe ou en vision des pistes, des réponses ou des solutions.


Preuve aussi de l’étonnant pouvoir de création qui est en nous…
Le rêve est fascinant. Je suis analyste depuis vingt ans, et je ne m’en lasse pas ! Il utilise tout : des lettres, des images, des métonymies, des déplacements, des répétitions, des mises en espace, des scénarisations, un détail pour désigner l’essentiel… Le réservoir à son actif semble quasiment infini. Son mode opératoire, c’est le renversement constant. Face à une frustration, il va halluciner une satisfaction. Si vous rêvez d’être poursuivi, il faudra vous demander ce que vous poursuivez, vous ! Il faut prendre soin de ce qui, en nous, est capable de rêve. Et ne pas avoir peur de nos capacités de vision.


Est-ce un chemin vers la liberté ?
Le rêve nous invite à décaler sans cesse notre angle de vision, ainsi qu’à être ouvert à l’inconnu, à l’inattendu, à l’inexploré. C’est une forme de dissidence absolue : personne ne peut commander aux rêves, c’est le lieu où s’exprime le principe de liberté inaliénable de l’être humain. Il nous fait comprendre que la résistance à une vie plus haute, plus forte, plus intense, n’est pas dans la réalité extérieure, mais en nous. En ce sens, il est un appel à une révolution intime, au retournement de l’être. Il nous met sur cette piste… tout en nous en montrant les ambivalences : il y a toujours un prix à payer pour assumer sa liberté. Être libre, c’est sortir de l’enfance, renoncer à une certaine sécurité. Est-on prêt à cela ? Le rêve va voir dans la nuit, nous confronte à nos choix.


Agit-il de lui-même ou faut-il l’interpréter pour qu’il prenne sa puissance ?
Je constate que les gens qui se souviennent bien de leurs rêves, qui peuvent s’y relier et les relater facilement, avancent plus vite que les autres. En analyse, c’est un turbo phénoménal. La première étape est de s’ouvrir à eux, en formulant le souhait de s’en souvenir. Un rêve que l’on se remémore agit déjà, à condition de lui donner une substance extérieure en l’écrivant ou en le racontant. Après, je trouve intéressant de voir ce qu’il a à dire plus profondément, en tout cas de se laisser interroger par lui, d’associer autour. L’imagination est une force immense, qui a des choses à nous apprendre. Pour moi, elle est tout sauf trompeuse. L’ouverture au sensible, au subtil, à l’énigmatique, permet d’être plus créateur de sa vie.


Les rêves lucides sont-ils aussi efficaces ?
Quand un patient n’a pas accès au contenu de ses nuits, je travaille avec lui en rêve éveillé, par des associations libres, qui lui permettent de se relier à son imaginaire et à des expériences passées, intuitivement migrantes du rêve. Quand je m’absente un long moment, je conseille à mes patients, s’ils ont des angoisses matinales ou font un rêve perturbant, de consacrer une demi-heure à une séance d’écriture automatique, sans censure, puis de laisser reposer une journée. En reprenant le texte, ils s’aperçoivent que sous ses airs totalement débridés, il recèle des éléments qui indiquent des issues, pointent déjà vers un après.

Intelligence du rêve, Anne Dufourmantelle
Manuels Payot (Février 2012 ; 173 pages)









Source : www.inrees.com



mardi 17 septembre 2013

C'est la rentrée des series tv !

Quelles sont les nouveautés qu'il ne faudra pas manquer, y a-t-il du neuf à espérer côté télé française, des pépites étrangères qui risqueraient de nous passer sous le nez ?


Pierre Langlais, dans son excellente émission sur le mouv' "Saison 1 Episode 1", accompagné de trois journalistes spécialistes du sujet, nous proposent un tour d'horizon assez complet afin de nous aider à faire notre agenda de la saison.

Ce qu'il faudra voir, les nouveautés, les retours, les attentes, c'est ici :



Lien vers le site de l'émission : www.lemouv.fr



En complément : en 6 minutes 30 la rentrée des séries en vidéo, toujours avec Pierre Langlais




+ agenda des diffusions sur les chaînes françaises : www.telerama.fr



Le véritable changement c'est l'abandon


"On a l'impression de changer alors qu'on ne fait que prospérer spirituellement en accumulant des savoirs, des expériences ou des pratiques... Le changement véritable vient d'un abandon, pas d'une accumulation." Yvan Amar


Photo de thrumyeye


lundi 16 septembre 2013

Albert Jacquard, l'homme qui rêvait d'un autre monde

 
Le célèbre généticien Albert jacquard est décédé ce 12 septembre, à l'âge de 87 ans. Nous l'avions interrogé en octobre 2012 dans le cadre de notre Atlas des utopies, co-édité par Le Monde. Ce chercheur, connu pour ses engagements citoyens, nous avait alors confié ses rêves pour demain : crise ou pas, un monde meilleur est possible, estimait l'auteur de Mon utopie (Stock), et il dépend de chacun d'entre nous. Nous republions cette interview en hommage.

"J’atteins l’âge où proposer une utopie est un devoir" est la première phrase de votre livre Mon utopie. Il existe donc un âge où l’utopie devient une nécessité ?
Nécessairement. Le fait de vieillir, d’avoir de l’expérience, a des conséquences sur les espoirs ou les inquiétudes sur l’avenir. Il est donc naturel, à mon âge, de ne pas se contenter du présent, mais de penser cet avenir. En effet, je constate que ce dernier est mal servi par les gens qui s’expriment actuellement. Les choses essentielles ne sont pas dites. Penser, par exemple, qu’au cours de la dernière campagne présidentielle 2012 on ait pu parler de choses insignifiantes sans pratiquement jamais aborder la question du conflit nucléaire qui se prépare prouve que nous passons à côté de la réalité. Jeune, il m’était difficile de dire cela. Je dois le faire aujour-d’hui, à plus de 80 ans.

Votre constat sur le monde actuel est sombre. Pourtant, vous proposez des pistes pour un monde meilleur. D’où vous vient cet espoir ?
De la logique. Si je n’ai pas d’espoir, si je suis désespéré, alors ça ne vaut vraiment pas la peine de vivre. Est-il possible que demain soit meil-leur qu’aujourd’hui ? Ma réponse est en pure logique : oui, évidemment. Et de qui cela dépend-il ? De moi, de chacun de nous, c’est-à-dire de quelques autres qui sont 7 milliards. Je n’ai pas le droit d’être pessimiste car cela signifierait que j’abandonne l’humanité à son cours absurde. Être un utopiste, c’est essayer d’avoir un avenir lointain raisonnable.

Personne n’a le droit d’être pessimiste ? Même ceux qui ont des conditions de vie difficiles ?
 Heureusement, ce ne sont pas les plus désespérés. Finalement, l’espoir vient de personnes qui réagissent malgré des conditions épouvantables. Ce sont des figures emblématiques comme Mère Teresa qui m’obligent à être non pas d’un optimisme béat qui dit « ça va s’arranger, il suffit d’attendre », mais d’un optimisme qui affirme : « C’est possible, j’en suis sûr, ça dépend des hommes. » Je ne crois pas en l’homme, mais en sa capacité à obtenir des réussites qui rendent l’humanité meilleure.

Quel est selon vous le plus grand défi pour l’homme d’aujourd’hui ?
Je suis obligé de vous répondre : la menace d’une guerre nucléaire. Car si nous n’admettons pas cette urgence, nous allons tout droit à la catastrophe. C’est un thème dont je parle en permanence et sur lequel je viens d’écrire un ouvrage avec Stéphane Hessel, Exigez ! Un désarmement nucléaire total. En effet, il faut le dire et le redire, non pas pour faire peur, mais pour tirer les conséquences logiques de l’absurdité des actes des hommes.
D’autres défis existent aussi, comme celui de prendre notre temps pour créer des êtres à part entière et réaliser une société de rencontres permanentes. Au fond, apprendre à être ouvert à autrui, voilà ce dont il s’agit : faire du temps la matière première et non l’ennemi. Le matérialisme a créé une société où l’on perd son temps alors qu’il ne peut se perdre. Le temps doit être un allié utile à un choix que je fais.

À vouloir penser au meilleur des mondes possibles, n’y a-t-il pas le risque de passer du rêve au cauchemar ?
Le mal existe, mais il est une invention des hommes. Il faut lutter contre. Quand on pense qu’il existe encore des humains capables de torturer d’autres humains, c’est le cauchemar le plus affreux. Or, quoiqu’il arrive, l’idée même d’approuver le mal en ne participant pas est une trahison de la condition humaine. C’est pourquoi je répète souvent la phrase de Théodore Monod, avec qui je manifestais un jour. « Est-ce que vous croyez que notre manifestation à tous les deux sert à quelque chose ? » lui ai-je demandé. Et il m’a répondu : « Je n’en sais rien, mais je sais que je n’ai pas le droit de ne pas y être. »

Diriez-vous que les nouvelles générations qui ont mené les révolutions arabes et conduit le mouvement des Indignés sont utopistes ?
Ce sont des générations qui commencent à exiger. Tant mieux. On a besoin d’elles. L’important est de leur dire : « Continuez à exiger, vous n’avez pas fini. » Être utopiste, oui, mais avec la persévérance qui naît de l’espoir en tout ce qui est réalisable.

 Source : ww.lavie.fr


mercredi 11 septembre 2013

Evasion fiscale, Le hold-up du siècle

Alors qu'il faudrait seulement 30 milliards de dollars par an pour régler le drame de la faim dans le monde, on découvre dans le formidable et très pédagogique documentaire de Xavier Harel, qu'il y aurait 30 000 milliards de dollars, soit les deux tiers de la dette mondiale, qui seraient planqués dans les paradis fiscaux. Ce système d'évasion fiscale fait perdre des milliards aux états et fait grimper nos impôts. L'évasion fiscale a conduit la Grèce à la faillite, une faillite qui nous menace tous si rien n'est vraiment fait. Un vrai scandale dénoncé sur Arte avec beaucoup d'humour pour mieux faire passer la pilule. Visible encore pendant 6 jours en replay. Edifiant ! 

 
 

 




Syrphe sur grand lyseron des haies

Photo d'Aujourd'hui Demain - Cliquez pour l'agrandir

"Parmi les insectes butineurs, il en est un qui suscite bien des malentendus et des confusions, il s’agit du syrphe. Il est souvent victime de sa ressemblance avec la guêpe. Mais ce coup de bluff le protège aussi de ses prédateurs. Il est cependant assez facile à distinguer par sa "taille" qui n’est pas de... "guêpe" ! Son vol est aussi très particulier. Il se déplace de façon extrêmement vive avec des changements de directions brutaux et soudains. On le voit souvent faire de longs sur-place (à la manière des colibris et des sphinx)... autant de choses que ne savent pas faire les guêpes. Il existe de très nombreuses espèces de syrphes qui se donnent toutes des airs de guêpes ou d’abeilles. Ils sont tous totalement inoffensifs et ne piquent pas (pas de dard). Ils sont de plus très utiles. Les adultes, qui se nourrissent de pollen et de nectar, participent de façon très active à la pollinisation. Quant aux larves, ce sont des dévoreuses de pucerons. Eu égard au rôle important qu'il joue dans la nature, le syrphe est un insecte à protéger absolument."

SourceLes visiteurs du soir... et du matin



mardi 10 septembre 2013

Matthieu Ricard, une voie bouddhiste

Passionnant documentaire sur Matthieu Ricard, son engagement sur la voie du bouddhisme, auprès d'associations humanitaires notamment les incroyables écoles en bambou, sa participation à la recherche scientifique sur les effets et les bienfaits de la médiation sur le corps, ses tentatives de faire prendre conscience au forum économique de Davos de l'importance de la prise en compte de l'altruisme, sa passion pour la photographie.

Extrait :


Ce documentaire n'est plus disponible en replay sur arte mais vous pouvez vous le procurer sur le site des Editions Monpartnasse : www.editionsmontparnasse.fr

vendredi 6 septembre 2013

My Blueberry Nights de Wong Kar-Wai

1ères minutes du film légèrement confuses et maladroites qui nous font d'autant plus tombées sous le charme de Norah Jones et Jude Law et de leur amitié naissante.

Nous sommes ensuite embarqué dans voyage tout d'abord envisagé comme une fuite - suite à une rupture douloureuse - qui se transformera au fur et à mesure des rencontres que fera Elisabeth/Norah Jones, en périple initiatique.

Très romanesque et littéraire dans la trame, Wong Kar-Wai nous envoûte avec sa réalisation sensible et expressive, la magnifique et sensuelle photographie du film et ses actrices qui le sont tout autant.
Il nous émeut également, particulièrement avec l'histoire de Arnie (formidable David Strathairn), qui cherche à remplir avec l'alcool le vide laissé suite à une rupture amoureuse.

Vrai travail d'artiste, road movie initiatique, romance chargée d'un parfum d'onirisme soulignée par  BO aux petits oignons...  voici un film coup de coeur que je vous invite à découvrir.



lundi 2 septembre 2013

Manger des fruits entiers réduirait le risque de diabète

Selon une étude américaine, la consommation de fruits entiers, en particulier de myrtilles, de raisins et de pommes, réduirait le risque de diabète de type 2. Les jus de fruits auraient l'effet inverse.

La consommation de fruits entiers réduirait le risque de diabète de type 2. C'est la conclusion étonnante d'une étude américaine publiée hier dans le British Medical Journal (BMJ). En effet, les fruits, et en particulier les myrtilles, raisins et pommes, ont des vertues jusque-là insoupçonnées.
Pour parvenir à ce résultat, Isao Muraki, de la Harvard School of Public Health à Boston, et ses collègues américains, britanniques et singapouriens ont étudié les données issues de trois études de cohorte réalisées sur des adultes américains, entre 1984 et 2009. Ils ont inclus 187 382 participants, ce qui représente 3 464 641 personnes-années.
Pour savoir quels fruits étaient les plus vertueux pour la santé, ces scientifques ont étudié différentes variétés : raisins, pêches, prunes, abricots, pruneaux, bananes, melons, pommes, poires, oranges, pamplemousses, fraises et myrtilles. Les jus de fruits ont également été inclus.
Durant l'expérience, les participants ont répondu tous les quatre ans à des questionnaires reprenant leurs habitudes alimentaires, pour chaque fruit. Ils devaient renseigner la portion standardisée consommée pour chacun d'entre eux.
D'après les résultats obtenus, 12 198 personnes (6,5 % de la cohorte) ont affirmé avoir développé un DT2 durant le suivi. Et la conclusion de ces chercheurs est sans appel.
L'analyse des données indique en effet que le risque de développer un diabète de type 2 est réduit de 26 % pour chaque prise de trois portions par semaine de myrtilles par rapport à une personne qui consomme moins d'une portion par mois.
De plus, ce risque serait également réduit de 12 % pour les raisins et de 7 % pour les pommes.
Mais pour ceux qui raffolent des jus de fuits, pas de quoi se rejouir. Car selon l'équipe de chercheurs, à l'inverse, la consommation de jus de fruits au moins cinq à six fois par semaine est associée à un risque majoré de développer la maladie de 8 % par rapport à une personne qui en boit moins d'une fois par semaine.

Quoi qu'il en soit, cette étude n'est pas la première qui vante les bénéfices pour la santé des fruits. Une étude suédoise publiée le 21 août confirmait l'effet bénéfique d'une consommation de fruits sur le risque d'anévrisme de l'aorte abdominale et de son éventuelle rupture.
Dans cette recherche, les participants qui avaient mangé l'équivalent de plus de deux fruits de taille moyenne par jour, ont vu leur risque d'anévrisme diminuer de 25 % par rapport à ceux qui prenaient moins de 5 fruits par semaine. 

Source : pourquoi-docteur.nouvelobs.com

Joe Songer/AP/SIPA

vendredi 30 août 2013

Contempler... avec Serge Carfantan

"Contempler, ce n'est pas percevoir au sens ordinaire du terme. La perception est toute orientée par la traction intentionnelle de la pensée, ce qui se voit très bien dans cette étrange compulsion qui nous porte ensuite à étiqueter tout ce que nous voyons avec des concepts. Je perçois un chêne dans le jardin. Un arbre dans une catégorie et sur lequel je peux faire toutes sortes de commentaires mentaux liés à un savoir scientifique ou à une expérience personnelle. Contempler c'est plutôt laisser être sans chercher à conceptualiser ce qui est vu, ce qui, invariablement a pour effet d'anesthésier l'expérience sensible.

Contempler c'est être là, disponible et se laisser envelopper par la présence de ce qui est. Ce qui apparaît alors est très différent. L'arbre a une formidable puissance, une majesté silencieuse qui remplit l'espace et s'élance vers le ciel. Une présence qui plonge dans la terre et dont la pensée ne peut avoir la moindre idée, à moins qu'elle ne se taise pour un moment. L'arbre est alors réellement senti comme une individualité vivante et chaque arbre est différent d'un autre et possède sa propre présence. Sentir cela de toutes les fibres de son être est tout à fait autre chose que de le penser.

Nous avons tous connu ces moments de la contemplation, il se sont surtout invités dans des instants de surprise à la rencontre de paysages, dans l'inattendu d'une perspective, d'une trouée dans les feuillages vers une rivière, un surplomb au bord d'un précipice, l'extase d'un ciel lumineux dans la brume qui vous arrête soudainement quand vous levez la tête. Et puis, il y a cette impression fantastique que nous avons tous rencontrée enfant, allongé dans l'herbe devant la voûte étoilée. Une dilatation extraordinaire de la sensation de l'espace, l'espace d'un instant, nous nous sentions en sympathie avec l'infini." 

Serge Carfantan, Philosophe - revue 3ème millénaire



Photo d'Aujourdhui Demain


 

mardi 27 août 2013

Lyra et l'aléthiomètre par Gregory Ledoux

Connaissez-vous la formidable trilogie de Philip Pullman, "A la croisée des mondes" ? Une grande et passionnante aventure entre les mondes parallèles, intelligente, subtile, originale qui mélange les genres : à la fois roman fantastique, d'anticipation, de science fiction, initiatique. Elle fait partie de ces incroyables oeuvres imaginaires avec Dune de Frank Herbert, le Seigneur des anneaux de Tolkien, le Talisman de Stephen King et Peter Straub, Fondation de Isaac Asimov, que j'aime redécouvrir et relire et ce toujours avec un immense plaisir.

Initialement publiée pour les adolescents, de part la richesse du propos et ses plusieurs niveaux de lecture, cette trilogie est également destinée aux adultes. Il faut dire qu'avec son immense talent de conteur, dans un style simple et inspiré, Phlip Pullman nous embarque rapidement dans une fabuleuse et profonde aventure...

L'histoire débute à Oxford, aux alentours de l'époque Victorienne, dans un monde proche du notre à cette différence prêt que chaque humain est accompagné d'un daemon, de sa naissance à sa mort. Jusqu'à l'age adulte le daemon est une créature métamorphe qui peut prendre la forme de n'importe quel animal. Passé la puberté cette aptitude disparait et une forme définitive s'impose à lui, reflet de la personnalité de son humain ; et il devient en quelque sorte alors son animal totem.
De part sa curiosité et son intrépidité, la jeune Lyra, élevée par les érudits du collège d'Oxford, va apprendre par hasard l'existence d'une substance mystérieuse que l'on appelle la poussière, étrange particule élémentaire qui serait dotée de conscience. Cette révélation fortuite sera le premier pas qu'il la conduira vers les royaumes du Nord....  

Je vous propose de  découvrir trois visions de cette trilogie au fil des posts de ce blog, trois très belles illustrations d'un ami dessinateur, Gregory Ledoux, que ce chef d'oeuvre a inspiré.

Voici la première  : Lyra consultant son aléthiometre...
Illustration de Gregory Ledoux - cliquez sur l'image pour l'agrandir

"Chaque fois qu'elle était seule, Lyra déballait l'aléthiomètre et l'observait longuement, comme une amoureuse contemple la photo de son bien-aimé. Ainsi, chaque dessin avait plusieurs significations, hein ? se disait-elle. Pourquoi ne pourrait-elle pas les déchiffrer ? N'était-elle pas la fille de Lord Asriel ?
Repensant à ce qu'avait dit Farder Coram, elle tenta de concentrer ses pensées sur trois symboles choisis au hasard, devant lesquels elle disposa les trois aiguilles. Elle s'aperçut alors qu'en tenant simplement l'aléthiomètre dans ses paumes, en le regardant paisiblement, la grande aiguille se déplaçait d'une façon moins aléatoire..."

Extrait du tome 1 de la trilogie "Les royaumes du Nord"