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mardi 17 novembre 2015

Il y a des actes barbares, il n’y a pas de Barbares

Suite aux drames et aux actes de violences qui se sont abattus sur Paris vendredi soir dernier et qui ont secoué toute la France, la relecture d'une tribune du philosophe Patrick Viveret me paraît essentielle. Afin de trouver un peu de lumière, d'envisager un chemin qui soit celui d'une véritable révolution des consciences permettant de lutter à la source, de remonter aux causes qui peuvent alimenter les actes terribles de terroristes et d'y remédier dans une perspective de long terme. Dès aujourd'hui il faut entamer un mouvement mondial de solidarité et de fraternité et une marche intérieure vers plus d'amour et de compréhension de soi et des autres.


« Si la logique de la guerre de civilisations s’imposait aujourd’hui en Europe, cela nous mènerait à des régressions sources de guerre civile »
Ce texte a déjà été publié sur Reporterre le 20 mars dernier. Au lendemain des terribles attentats qui se sont déroulés à Paris le 13 novembre au soir, et qui ont provoqué la mort d’au moins 128 personnes, nous le republions, dans l’émotion, et dans la réflexion.

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A menace globale il faut une riposte globale, déclare un responsable tunisien après les attentats de Tunis venant après ceux de Paris, de Copenhague, de Tunis... Certes, mais encore faut-il ne pas se tromper de menace si l’on ne veut pas que la riposte soit inadaptée ou pire contre-productive. Car si à l’évidence, nous sommes en présence d’un conflit mondial qui peut toucher n’importe quel pays à n’importe quel moment, qui concerne tout autant l’échelle planétaire que l’échelle locale de nos cités, il y a deux approches radicalement différentes de l’analyse et de la stratégie à mettre en œuvre.
La première est celle de la guerre de civilisation théorisée il y a quelques années par le penseur conservateur américain Samuel Huntington. C’est celle qui a conduit le gouvernement Bush à réagir par la guerre, le mensonge, la torture, et la restriction massive des droits à travers le Patriot Act.

Cette logique, si elle s’imposait aujourd’hui en Europe, nous mènerait droit vers des régressions comparables ou même pires et pourrait devenir source de guerre civile, ce qui signerait d’ailleurs la victoire de la logique terroriste dont c’est l’objectif à terme.
L’autre voie c’est au contraire celle qu’avait indiquée le premier ministre norvégien après l’attentat meurtrier d’un fanatique d’extrême droite dans l’ile d’Utoya en juillet 2011 : "J’ai un message pour celui qui nous a attaqués et pour ceux qui sont derrière tout ça : vous ne détruirez pas la démocratie et notre travail pour rendre le monde meilleur (...) Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, d’ouverture et de tolérance." Cette seconde voie est celle de la logique de vie, du dialogue de civilisation, du refus de confondre violence et conflit. C’est celle de la Liberté face aux régressions sécuritaires, de l’égalité face à l’explosion des inégalités et bien sûr de la fraternité, cette grande oubliée de la République, face aux fanatismes et aux racismes de toute nature.
Tel est l’enjeu de ce conflit mondial qui n’est pas pour autant une guerre mondiale car son objet est précisément, dans un travail sur la paix, de substituer la logique du conflit entre adversaires à celle de la violence entre ennemis.

Il y a des actes barbares, il n’y a pas de Barbares

Simple nuance de vocabulaire dira-t-on ? Pas le moins du monde. La logique de la violence entre ennemis est celle de l’éradication. L’Autre, est identifié substantiellement comme extérieur au genre humain. Il est le Mal incarné, le Barbare, le Terroriste. Le détruire, l’éradiquer, c’est alors une opération de purification, purification ethnique comme le disaient les milices serbes contre les bosniaques, de « nettoyage » comme le disait l’armée française pendant la guerre d’Algérie.
Remarquons que cette posture est parfaitement symétrique, interchangeable. Aux yeux de Ben Laden hier, de Daesh aujourd’hui, c’est l’Occident qui fait figure d’axe du mal. Cette absolutisation autorise à utiliser tous les moyens, en particulier celui de l’élimination physique.
La logique du conflit est toute autre. Il y a des actes barbares, il n’y a pas de Barbares. La barbarie est un dérapage dans l’inhumanité qui menace tout individu, tout groupe humain. C’est une aliénation, une altération d’humanité qui n’est pas réservée à certains. L’Europe a payé le prix lourd pour comprendre que la barbarie pouvait naître au cœur de grandes civilisations. La patrie de Kant et de Beethoven pouvait aussi enfanter le nazisme. La patrie de Dante pouvait enfanter le fascisme, celle des droits de l’homme le colonialisme, celle de Cervantès le franquisme, celle de l’habeas corpus l’impérialisme, celle de la libération du tsarisme, la terreur stalinienne, celle de la statue de la liberté organiser un système international de torture.. La liste est infinie.
Le fait d’avoir été victime ne constitue en rien une garantie de ne pas devenir soi même bourreau. L’holocauste dont ont été victimes les juifs ne justifie pas la politique d’apartheid du gouvernement israélien. Et le drame que vivent les palestiniens ne justifie pas plus les actes meurtriers qui sont commis régulièrement contre des juifs.

La barbarie est intérieure, pas extérieure

Dès lors que l’on a compris cela, on comprend que la barbarie n’est pas du côté de la diabolisation de l’altérité mais de l’absolutisation de l’identité. Nous retrouvons alors ce que ne cessent de nous dire depuis des millénaires les traditions de sagesse : la barbarie est intérieure et non extérieure. Elle n’est pas étrangère à l’humanité, elle en constitue la face sombre, celle de sa propre inhumanité. S’il y a un djihad, une guerre sainte, c’est en réalité un conflit intérieur, un travail sur soi individuel et collectif contre cette barbarie intérieure.
Et c’est là que nous saisissons l’enjeu de la fraternité. Car le frater, étymologiquement c’est le genre humain. Et l’esprit de fraternité dont parle la Déclaration universelle des droits humains nous pouvons le définir comme le travail sur lui-même que doit faire « le peuple de la terre », notre fragile famille humaine pour apprendre à s’humaniser, pour apprendre à mieux s’aimer. Faute de ce mouvement vers une qualité supérieure d’humanité et de fraternité nous risquons comme le notait Martin Luther King dans une phrase célèbre de « périr comme des idiots » !
Il y a en effet un lien étroit entre la brutalité et la bêtise comme le signale la fameuse expression :« bête et méchant ». Et il y a au contraire un lien étroit entre l’intelligence et l’esprit de fraternité n’en déplaise aux cyniques qui hurlent aux « bisounours » dès que l’on évoque ce lien. Car l’intelligence se nourrit de l’interdépendance, du lien, donc de l’écoute de la différence et de la divergence dès lors que celle-ci ne dérape pas en violence.
Oui, il est temps de revisiter les valeurs-forces de vie qu’exprime la tension dynamique entre liberté, égalité et fraternité à condition de redonner toute sa force à la dernière, de cesser d’en faire non la cerise sur le gâteau mais la cerise dans le gâteau, non un simple supplément d’âme mais l’anima, le souffle même qui permettrait de revisiter les deux autres valeurs clefs et même les trois autres si l’on y ajoute la Laïcité.

Source : http://www.reporterre.net/Il-y-a-des-actes-barbares-il-n-y-a-pas-de-Barbares


mercredi 14 janvier 2015

Hommage à un homme libre

AU COTÉ DE CABU 
DE WOLINSKI ET 
DES AUTRES, BERNARD 
MARIS, "ONC'BERNARD" 
EST MORT DE SON COURAGE

D'une intelligence supérieure et d'une culture stupéfiante, on serait très vite impressionné par Bernard Maris s'il n'avait pas eu le don de mettre tout le monde à l'aise et de faire rire. Car Bernard Maris, c'était quelqu'un que l'on tutoyait tout de suite. Quelqu'un que l'on voulait comme ami.
Bernard Maris
Simple, gentil, drôle et immensément brillant. Sur le plan intellectuel,Bernard Maris était, à l'instar des grands esprits, inclassable. Economiste de formation et historien de l'économie, journaliste et écrivain. Fin connaisseur de l'économiste Maynard Keynes, tout aussi bien que du psychanalyste Sigmund Freud. Auteur d'un essai littéraire à succès sur le romancier Michel Houellebecq ... Inclassable, donc. Mais toujours libre. Libéré du discours dominant : il aura été un leader dans la construction d'une pensée alternative, dans sa vulgarisation et sa diffusion.

Bernard Maris était avant tout un fin observateur de la société. Il militait pour le « réencastrement » de l'économie dans le réel, dans le social. Il a participé à la réhabilitation de notions telles que le don et la gratuité ainsi qu'au développement du tiers secteur.

Grand lecteur de René Girard, Bernard Maris a toujours condamné la violence. Violence de la guerre (il est l'auteur d'un ouvrage sur le premier conflit mondial « L'homme dans la guerre ») mais surtout violence de l'économie. Contre la violence prédatrice de l'évolution du capitalisme moderne que ce soit envers la nature ou envers l'homme lui-même. Militant, il en appelait à la création d'une économie « positive », plus humaine, plus citoyenne, plus écologique. Il s'élevait contre la violence de l'économie mais aussi contre son hégémonie. Il est l'auteur d'un « Antimanuel » d'économie, mais aussi de pamphlets contre la domination du discours néolibéral. Autant d'ouvrages rédigés avec talent et humour, lui qui aimait répéter que « l'économie est de l'idéologie mise en équation ».

Economiste « hétérodoxe » dans le sens où il ne faisait pas de la croissance l'alpha et l'oméga du progrès économique. Il avait parfaitement intégré les limites de la biosphère, notre finitude. Economiste hétérodoxe mais respecté. Son talent et ses compétences étaient reconnus de tous. Proche de Michel Rocard, membre du conseil général de la Banque de France, il avait été promu Chevalier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur cet été.

Aux cotés de Cabu de Wolinski et des autres, Bernard Maris, « Onc'Bernard » est mort de son courage. Il était, avec Charlie Hebdo, journal dont il était un actionnaire, un symbole de la liberté d'expression. A ce titre, il restera une source d'inspiration pour les écologistes, pour tous les pacifistes non-conformistes, et pour toutes les pensées créatrices et capacités de se révolter. La Fondation Nicolas Hulot et son conseil scientifique, dont il était membre, ont perdu un homme libre, dont l'apport à la pensée et à l'action est inestimable.

samedi 10 janvier 2015

Je suis Charlie, Yo soy Charlie, Jsem Charlie Hebdo...



A voir la Grande Librairie consacrée à Charlie Hebdo avec Daniel Pennac, Gérard Mordillat, Tahar Ben Jelloun, Virginie Despentes, Uderzo et Enki Bilal : http://culturebox.francetvinfo.fr/emissions/france-5/la-grande-librairie

Emission passionnante, intelligente qui offre un hommage bienveillant, amical et pudique à Charlie Hebdo.

Pour contrer et limiter le champ d'influence de toute sorte de fanatisme, la meilleure arme est l'éducation, la Culture, les livres, la lecture, et surtout transmettre aux enfants, ou réapprendre avec eux, à s'émerveiller...

dimanche 9 mars 2014

Succès : les bûcherons sont expulsés du territoire des Indiens awá

"Les Awá sont l’une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs nomades du Brésil qui dépendent de la forêt et de ses ressources pour leur survie. Mais ces dernières années ils vivaient dans une crainte constante au fur et à mesure que les bûcherons clandestins envahissaient leurs terres."

Les Awá sont l'une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs nomades d'Amazonie. Ils dépendent de la forêt pour leur survie.
 La campagne mondiale de Survival International, parrainée par Colin Firth, en faveur des Indiens awá, considérés comme la tribu la plus menacée de la Terre, a été couronnée de succès cette semaine, les bûcherons et les éleveurs responsables de la destruction de la forêt de cette tribu d’Amazonie brésilienne étant en cours d’expulsion. L’échéance du départ volontaire des envahisseurs arrivait à son terme lundi 24 février.

Selon les rapports de la FUNAI, le département des affaires indigènes du Brésil, plusieurs bûcherons et éleveurs ont volontairement quitté la zone la semaine dernière, et une équipe de terrain est chargée d’expulser les derniers retardataires avant le 9 mars prochain.

Visionnez une vidéo de la FUNAI montrant la première étape de ’l’Opération Awá’. Pire’i Ma’a, un Awá y raconte : ‘Tout [le gibier] a été effrayé… Il y a des bûcherons partout. Ils abattent les arbres et on ne peut plus chasser… Nous avons dénoncé la présence des bûcherons avec leurs tronçonneuses, leurs machines et leurs camions qui grondent’.

Cette opération représente un immense succès pour la campagne de grande envergure que Survival a menée pour sauver la tribu awá de l’extinction. Après son lancement en avril 2012, le gouvernement brésilien avait annoncé que le cas awá constituait une priorité absolue et a envoyé une équipe de terrain d’au moins 200 soldats, policiers et agents de l’État au début de l’année pour expulser les envahisseurs. Des sources officielles ont confirmé que le lancement de cette opération a été principalement dû à la pression internationale.

Le ministre brésilien de la Justice a reçu plus de 56 000 messages de la part des sympathisants de Survival l’appelant à protéger le territoire awá, et des célébrités comme l’acteur Colin Firth, la créatrice de mode Vivienne Westwood et le photographe brésilien Sebastião Salgado ont diffusé dans le monde entier le message ‘Brésil : sauvez les Awá’.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme, la plus haute instance en matière de droits de l’homme des Amériques, a également exigé des réponses du Brésil sur sa politique vis-à-vis des Awá, après avoir reçu un rapport urgent de Survival et de l’ONG brésilienne CIMI, qui travaille en étroite collaboration avec les Awá depuis des décennies.

Les Awá sont l’une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs nomades du Brésil qui dépendent de la forêt et de ses ressources pour leur survie. Mais ces dernières années ils vivaient dans une crainte constante au fur et à mesure que les bûcherons clandestins envahissaient leurs terres.


Plus d’un tiers de la forêt de l’un des territoires awá ont déjà été détruits et la tribu est extrêmement inquiète pour la sécurité des membres isolés de son groupe qui sont forcés de fuir constamment devant le front des bûcherons lourdement armés.

Nixiwaka Yawanawá, un Indien d’Amazonie qui collabore avec Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Si les autorités brésiliennes chassent les envahisseurs des terres awá, c’est grâce à la campagne de Survival qui a mobilisé l’opinion internationale. Pour que les Awá survivent, le gouvernement doit garantir la protection à long terme de leurs terres. Sinon ils seront anéantis, comme tant d’autres tribus dans l’histoire du Brésil’.

Stephen Corry, directeur de Survival International a déclaré : ’L’opération Awá n’aurait jamais eu lieu sans la campagne de Survival et les milliers de sympathisants du monde entier qui ont agi pour empêcher l’extinction de la tribu la plus menacée de la Terre. Près d’un demi-siècle de campagnes menées pour la reconnaissance des droits des peuples indigènes nous ont montré que l’opinion publique est la seule force efficace capable d’apporter un réel changement’.

Source : www.survivalfrance.org

Photo : © Domenico Pugliese/Survival

lundi 16 décembre 2013

Des vitrines en mode handicap

Pro Infirmis, une association suisse qui lutte contre l'isolement et l'exclusion des personnes handicapées, a eu l'ingénieuse idée de fabriquer des mannequins de vitrine de magasins sur mesure, en utilisant comme modèle... des volontaires handicapés pour lutter contres les discriminations. Les mannequins, qui reflètent à la perfection leurs morphologies, ont été installés dans une vitrine d'un grand magasin d'une rue principale de Zurich (Suisse). Avec un slogan qui a le mérite d'être clair : "Qui donc est parfait ? Rapprochez-vous".



Faire prendre conscience que "personne n'est parfait"

Finis les mannequins parfaitement sculptés, aux mensurations soit disant "parfaites". Un organisme de bienfaisance suisse a proposé à quatre personnes de "prêter leur corps" pour devenir modèle de mannequins de vitrine. Cet organisme n'a pas choisi ses modèles au hasard. Pour marquer la Journée internationale des handicapés, il a collaboré avec Pro Infirmis, une association de personnes handicapées, dans le but de faire prendre conscience que "personne n'a un corps parfait". Les modèles volontaires sont des personnalités connues en Suisse : Alex Oberholzer, présentateur radio et critique cinéma ; Jasmine Rechsteiner, Miss Handicap 2010 ; l'athlète Urs Kolly ; l'acteur Erwin Aljukić ; et la bloggeuse Nadja Schmid. Les résultats sont stupéfiants. Après avoir pris leurs mensurations dans les moindres détails, l'organisme a passé plusieurs jours pour confectionner les formes des corps de ces "clones" à la perfection.

 

Les mannequins dans une vitrine d'un grand magasin

Impatients, les volontaires ont enfin pu découvrir les chefs d'œuvres après plusieurs jours d'attente. Un film, dirigé par Alain Gsponer, montre l'élaboration du projet et saisit l'instant remarquable et émouvant où chacun découvre sa sculpture unique. Une femme déclare même en voyant son mannequin : "c'est très perturbant de se voir comme ça, alors que je ne peux habituellement même pas me regarder dans le miroir". Une fois les mannequins finalisés, un magasin de la Bahnhofstrasse, une des rues principales de Zurich, a accepté de prêter sa vitrine pour les installer et les habiller avec les vêtements de la boutique. Loin des mannequins classiques des vitrines du monde entier, les passants peuvent observer des modèles de petite taille avec des jambes arquées, un autre scoliotique ou encore en chaise roulante. Belle initiative pour lutter contre les discriminations.

Source : www.allodocteurs.fr

vendredi 6 décembre 2013

"Nelson Mandela était l'âme de l'Afrique, la plus belle des lumières"

Hommage passionné et ému de Nicolas Hulot à Nelson Mandela sur BFM TV

"Le message 1er de Mandela, c'est ne jamais perdre espoir, ne jamais baissé les bras, ne jamais céder au fatalisme"
"Mandela a réussi à cristalliser ce qu'il y avait de meilleur dans l'humanité et ce qui a contribué très probablement et certainement d'ailleurs à sa libération"



En complèment, 10 archives de l'ina à voir en accès libre (rectangle bleu ciel) qui retracent l'incroyable destin de Nelson Mandela : ina.fr

lundi 25 novembre 2013

Plaidoyer pour l'altruisme avec Matthieu Ricard

Moine bouddhiste, traducteur français du Dalaï-lama, pratiquant quotidien de l'altruisme, photographe, homme de coeur engagé dans de nombreuses actions humanitaires. Matthieu Ricard est invité aux Racines du Ciel pour parler de son dernier livre, très complet, "Plaidoyer pour l'altruisme". Ouvrage dans lequel toutes les dimensions de l'amour altruiste sont étudiées, à la fois sous l'aspect scientifique, psychologique, philosophique, spirituel.


Pourquoi un plaidoyer, pourquoi défendre l'amour altruiste et la compassion ?
Il y a toute une école philosophique et un mouvement de psychologie jusque dans les années 1950, ainsi qu'une grande partie de l'économie néoclassique, qui disaient que l'homme était fondamentalement égoïste. Or il n'y a aucun justification scientifique à ces affirmations et les recherches en la matière montrent le contraire.
Un plaidoyer pour l'altruisme s'imposait donc pour sortir des idées reçues et négatives sur l'humain D'autant que l'amour altruiste est pour Matthieur Ricard la réponse aux 3 grands défis de notre époque que sont la crise économique, sociale et écologique. Et qu'il est la voie royale vers l'éveil.

lundi 16 septembre 2013

Albert Jacquard, l'homme qui rêvait d'un autre monde

 
Le célèbre généticien Albert jacquard est décédé ce 12 septembre, à l'âge de 87 ans. Nous l'avions interrogé en octobre 2012 dans le cadre de notre Atlas des utopies, co-édité par Le Monde. Ce chercheur, connu pour ses engagements citoyens, nous avait alors confié ses rêves pour demain : crise ou pas, un monde meilleur est possible, estimait l'auteur de Mon utopie (Stock), et il dépend de chacun d'entre nous. Nous republions cette interview en hommage.

"J’atteins l’âge où proposer une utopie est un devoir" est la première phrase de votre livre Mon utopie. Il existe donc un âge où l’utopie devient une nécessité ?
Nécessairement. Le fait de vieillir, d’avoir de l’expérience, a des conséquences sur les espoirs ou les inquiétudes sur l’avenir. Il est donc naturel, à mon âge, de ne pas se contenter du présent, mais de penser cet avenir. En effet, je constate que ce dernier est mal servi par les gens qui s’expriment actuellement. Les choses essentielles ne sont pas dites. Penser, par exemple, qu’au cours de la dernière campagne présidentielle 2012 on ait pu parler de choses insignifiantes sans pratiquement jamais aborder la question du conflit nucléaire qui se prépare prouve que nous passons à côté de la réalité. Jeune, il m’était difficile de dire cela. Je dois le faire aujour-d’hui, à plus de 80 ans.

Votre constat sur le monde actuel est sombre. Pourtant, vous proposez des pistes pour un monde meilleur. D’où vous vient cet espoir ?
De la logique. Si je n’ai pas d’espoir, si je suis désespéré, alors ça ne vaut vraiment pas la peine de vivre. Est-il possible que demain soit meil-leur qu’aujourd’hui ? Ma réponse est en pure logique : oui, évidemment. Et de qui cela dépend-il ? De moi, de chacun de nous, c’est-à-dire de quelques autres qui sont 7 milliards. Je n’ai pas le droit d’être pessimiste car cela signifierait que j’abandonne l’humanité à son cours absurde. Être un utopiste, c’est essayer d’avoir un avenir lointain raisonnable.

Personne n’a le droit d’être pessimiste ? Même ceux qui ont des conditions de vie difficiles ?
 Heureusement, ce ne sont pas les plus désespérés. Finalement, l’espoir vient de personnes qui réagissent malgré des conditions épouvantables. Ce sont des figures emblématiques comme Mère Teresa qui m’obligent à être non pas d’un optimisme béat qui dit « ça va s’arranger, il suffit d’attendre », mais d’un optimisme qui affirme : « C’est possible, j’en suis sûr, ça dépend des hommes. » Je ne crois pas en l’homme, mais en sa capacité à obtenir des réussites qui rendent l’humanité meilleure.

Quel est selon vous le plus grand défi pour l’homme d’aujourd’hui ?
Je suis obligé de vous répondre : la menace d’une guerre nucléaire. Car si nous n’admettons pas cette urgence, nous allons tout droit à la catastrophe. C’est un thème dont je parle en permanence et sur lequel je viens d’écrire un ouvrage avec Stéphane Hessel, Exigez ! Un désarmement nucléaire total. En effet, il faut le dire et le redire, non pas pour faire peur, mais pour tirer les conséquences logiques de l’absurdité des actes des hommes.
D’autres défis existent aussi, comme celui de prendre notre temps pour créer des êtres à part entière et réaliser une société de rencontres permanentes. Au fond, apprendre à être ouvert à autrui, voilà ce dont il s’agit : faire du temps la matière première et non l’ennemi. Le matérialisme a créé une société où l’on perd son temps alors qu’il ne peut se perdre. Le temps doit être un allié utile à un choix que je fais.

À vouloir penser au meilleur des mondes possibles, n’y a-t-il pas le risque de passer du rêve au cauchemar ?
Le mal existe, mais il est une invention des hommes. Il faut lutter contre. Quand on pense qu’il existe encore des humains capables de torturer d’autres humains, c’est le cauchemar le plus affreux. Or, quoiqu’il arrive, l’idée même d’approuver le mal en ne participant pas est une trahison de la condition humaine. C’est pourquoi je répète souvent la phrase de Théodore Monod, avec qui je manifestais un jour. « Est-ce que vous croyez que notre manifestation à tous les deux sert à quelque chose ? » lui ai-je demandé. Et il m’a répondu : « Je n’en sais rien, mais je sais que je n’ai pas le droit de ne pas y être. »

Diriez-vous que les nouvelles générations qui ont mené les révolutions arabes et conduit le mouvement des Indignés sont utopistes ?
Ce sont des générations qui commencent à exiger. Tant mieux. On a besoin d’elles. L’important est de leur dire : « Continuez à exiger, vous n’avez pas fini. » Être utopiste, oui, mais avec la persévérance qui naît de l’espoir en tout ce qui est réalisable.

 Source : ww.lavie.fr


mercredi 11 septembre 2013

Evasion fiscale, Le hold-up du siècle

Alors qu'il faudrait seulement 30 milliards de dollars par an pour régler le drame de la faim dans le monde, on découvre dans le formidable et très pédagogique documentaire de Xavier Harel, qu'il y aurait 30 000 milliards de dollars, soit les deux tiers de la dette mondiale, qui seraient planqués dans les paradis fiscaux. Ce système d'évasion fiscale fait perdre des milliards aux états et fait grimper nos impôts. L'évasion fiscale a conduit la Grèce à la faillite, une faillite qui nous menace tous si rien n'est vraiment fait. Un vrai scandale dénoncé sur Arte avec beaucoup d'humour pour mieux faire passer la pilule. Visible encore pendant 6 jours en replay. Edifiant ! 

 
 

 




vendredi 23 août 2013

À Cargill, fournisseur de Kellogg's, Nestlé, Unilever : le travail forcé est intolérable ! (pétition)

Le travail dans les plantations au lieu de l'école : tel est le sort cruel de cette petite fille (photo: Jason Motlagh / Pulitzer Center on Crisis Reporting)

Forcés à faire les travaux les plus durs et les plus dangereux, sept jours sur sept, enfermés, battus, leurs salaires non payés : hommes, femmes et enfants subissent un sort comparable à de l'esclavage dans les plantations de palmiers à huile du groupe malaisien KLK.

Pendant 9 mois le journaliste Benjamin Skinner a enquêté avec son équipe sur les conditions de travail dans les plantations de palmiers à huile en Indonésie. Le très sérieux magazine économique américain Bloomberg-Businessweek vient de publier les résultats accablants de cette enquête : attirés par les fausses promesses du groupe KLK, les « travailleurs » des palmeraies se sont vus confisquer leurs papiers d'identité et contraindre au travail forcé.

L'organisation écologiste RAN (Rainforest Action Network) avait dès 2010 accusé le groupe KLK et ses clients de graves violations des droits humains. Des entreprises occidentales comme la multinationale étasunienne Cargill font partie des acheteurs de cette société aux pratiques d'un autre temps. On estime à 27.000 tonnes la quantité d'huile de palme achetée par Cargill à KLK.

Cargill fournit en huile de palme les géants de l'agroalimentaire comme Nestlé, Kellogg's et Unilever ainsi que l'industrie des biocarburants. Ainsi, le produit du travail forcé se retrouve de façon invisible mais très concrète dans nos assiettes (margarine, céréales du petit-déjeuner, pâte à tartiner au chocolat etc.) et dans les réservoirs de nos voitures (SP 95-E10, SP 95, SP 98).

Sauvons la forêt et RAN demandent à Cargill et à ses clients de bannir cette huile de palme si nocive pour l'homme et pour l'environnement : www.sauvonslaforet.org



vendredi 19 juillet 2013

La Belgique interdit le gaspillage alimentaire dans les supermarchés


Le gaspillage alimentaire est un problème majeur dans les pays ayant adopté des habitudes de sur-consommation. Chaque année 1,3 milliards de tonnes de denrées comestibles par an sont jetées, selon la FAO. A toute échelle de la chaîne alimentaire s’opère ce gâchis. En Belgique, quelques villes ont décidé d’agir au niveau des industries agro-alimentaires en les forçant à donner aux associations de redistribution alimentaire.

La Belgique oblige les supermarchés à donner

C’est dans la ville de Herstal que le bourgmestre – équivalent du maire -, Frédéric Daerden, a lancé une initiative pertinente. Les supermarchés de la ville doivent donner leurs invendus aux associations d’aide alimentaire pour que leurs permis d’environnement soit renouvelé. Le permis d’environnement est une exclusivité belge, permettant aux magasins de s’installer dans la ville, c’est l’équivalent d’un permis d’exploitation.

Comme la permission est livrée par l’administration communale (municipalité), quelques unes d’entre elles ont décidé d’y ajouter une clause obligeant les supermarchés à faire don de leurs invendus. Le but étant de limiter le gaspillage alimentaire et de nourrir des personnes dans le besoin.

En Belgique, ce sont 200.000 personnes qui bénéficient de l’aide alimentaire, alors que d’un autre côté 15 kg de nourriture par personne/an sont jetées. Soit l’équivalent de 3 repas par jour pour 30.000 personnes durant 1 an, juste pour la région Bruxelloise. Les magasins quant à eux sont responsables d’un gâchis immense et jettent des produits quelques jours avant la fin de la date de péremption.

L’AFSCA2 travaille en collaboration avec les structures communales en allégeant les dispositifs de traçabilité alimentaire. Ainsi, si un produit doit être rappelé par une enseigne à cause d’un problème sanitaire, cela se fera rapidement.

Namur et d’autres communes ont adopté cet exemple à l’instar d’Herstal.

Lire le dossier en entier : www.consoglobe.com


jeudi 20 juin 2013

Notre perception du monde et les médias



"Les médias renchérissent sur la fascination qu’exercent sur nos esprits les comportements violents, malveillants ou pervers. Le malfaiteur qui a commis un crime crapuleux fera plus parler de lui que le bénévole qui assiste des personnes âgées dans le même quartier. Ce constat s’explique sans doute par le fait que les atrocités nous choquent en raison même de leur déviance par rapport aux comportements ordinaires. Ce qui est ainsi offert aux yeux du public n’est pas anodin. Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie qui ont étudié pendant deux décennies l’influence de la télévision, ont montré que les téléspectateurs qui regardent constamment des actes négatifs manifestent une tendance accrue à agir de la même façon, et que, plus on regarde la télévision, plus on est enclin à penser que les gens sont égoïstes et qu’ils nous tromperaient à la première occasion. Bien avant l’âge de l’audiovisuel, Cicéron observait : « Si nous sommes contraints, à chaque instant, de contempler ou d’entendre parler d’événements horribles, ce flot ininterrompu d’impressions détestables privera même les plus humains d’entre nous de tout respect pour l’humanité. » A l’opposé, quand les médias prennent la peine de mettre en valeur les aspects généreux de la nature humaine, les spectateurs entrent aisément en résonance avec cette approche positive. Ainsi, la récente série intitulée « Héros de CNN », connaît un franc succès. Cette émission présente des portraits et des témoignages de personnes, souvent très humbles et inconnues, qui ont entrepris des projets sociaux novateurs et bienfaisants ou qui se sont totalement impliquées dans la défense de causes justes. Les drames et les violences font le plus souvent les grands titres de l’actualité et dominent les films et ouvrages de fiction. Lorsqu’on parle de film « d’action », cela signifie souvent que les protagonistes s’entre-tuent, le plus souvent du début à la fin de l’intrigue. Un jeune Américain de vingt ans aura vu en moyenne 40 000 meurtres fictifs à la télévision (dont 8000 avant l’âge de 12 ans) alors que, fort heureusement, dans la vie quotidienne, peu d’entre nous ont été les témoins directs d’un meurtre. Il ne faut donc pas s’étonner que nous souffrions de ce que les Anglo-Saxons appellent le « syndrome du mauvais monde », autrement dit l’idée que nous vivons dans un monde essentiellement hostile, peuplé d’individus égoïstes qui ne tendent qu’à favoriser le plus possible leurs intérêts personnels, même si cela implique de sacrifier le bien-être de ceux qui les entourent. Il est donc d’autant plus essentiel de présenter une vision plus proche de la réalité, qui mette l’accent sur les innombrables gestes de bienveillance, d’entraide, de coopération et de solidarité qui tissent notre quotidien."

Source : le blog de Matthieur Ricard



samedi 27 octobre 2012

Michela Marzano “Partout, je sens monter l’intolérance”












Dans notre société individualiste et ultralibérale, la confiance en l’autre n’a pas sa place. C’est là que naît la violence qui gangrène le lien social. Mais la philosophe ne désespère pas, elle croit en “nos jeunes”. Biberonnés au culte de la réussite, ils ont, d’après elle, soif de justice et de fraternité.

Lire l'interview de Michela Marzano  : clefs.com

lundi 28 mai 2012

Limites de la croissance
















En 1972, quatre jeunes chercheurs du Massachusets Institute of Technology honorent une commande du tout nouveau Club de Rome. Et dégainent un rapport qu’ils intitulent « The Limits to Growth » (maladroitement traduit en français par « Halte à la croissance ? »).

L’idée des auteurs part d’un constat simple. Pour que les hommes puissent produire et donc grossir leur PIB, il leur faut des ressources.  Mais celles-ci ne sont pas éternelles et s’accordent mal avec le principe d’une croissance perpétuelle. 

Lire la suite : www.terraeco.net

vendredi 11 mai 2012

Sur les toits de New York - Alex MacLean

Les photographies d’Alex MacLean montrent l’étendue du vaste potentiel de toits et de terrasses de New York – la cinquième façade – et les moyens utilisés pour rendre la ville plus vivable au travers d’exemple existant à Manhattan et dans les quatre arrondissements périphériques. La prise de vue aérienne offre une nouvelle perspective pour apprécier cette seconde vie au-dessus de la ville, en montrant des modes de vie et d’installation insoupçonnables depuis le sol, ce qui est probablement la raison majeure pour laquelle ces espaces, cachés du regard piétonnier, restent sous-exploités. Pourtant, la richesse des exemples montrés, depuis les espaces extérieurs paysagers privés et publics, en passant par les premières formes d’agriculture urbaine ou les installations de toits verts pour lutter contre les aléas du climat, prouvent que la vie sur les toits recèle des possibilités innombrables à penser autrement la vie en ville. Les toits ne sont pas seulement des lieux de privilège, mais peuvent être aussi aménagés pour accroître la sensibilité des résidents – de New York, mais aussi de tous ceux vivant dans des grandes métropoles – à de nouveaux modes de vie plus coopératifs et durables.

mercredi 2 mai 2012

Roosevelt 2012, un collectif et 15 réformes pour changer la donne


mardi 26 octobre 2010

"Les entreprises du Nord colonisent la biodiversité du Sud"



Si une entreprise pharmaceutique déposait le brevet de la tisane artisanale de votre grand-mère auvergnate et vous empêchait de l’utiliser à votre bon plaisir, cela vous ferait sourire ? En Inde et dans d’autres pays du Sud, ce scénario devient réalité pour nombre de plantes, de remèdes et de savoirs ancestraux. L’activiste indienne Vandana Shiva dénonce cette biopiraterie qui, selon elle, est à la fois une nouvelle forme de colonisation et un processus orchestré de destruction de la biodiversité. Rencontre à New Delhi dans les locaux de Navdanya, l’association qu’elle a fondée pour lutter contre la « monoculture de l’esprit ».

Lire la suite : www.terra-economica.info

mardi 19 octobre 2010

La révolution des "villes lentes" gagne la France




L
e soleil se couche sur les vignes de Charentes, la vendangeuse rentre au garage chez Bernard et Monique Moreau. Une fin de journée ordinaire au pays du cognac... jusqu'à l'arrivée des amis et voisins, les bras chargés de plats maison, de raisin frais pressé, de légumes du jardin. Voilà le hameau de Deuville réuni pour un apéritif "slow food". L'occasion rêvée pour le maire, Véronique Marendat (Nouveau Centre), d'expliquer à ses administrés pourquoi leur commune de Segonzac vient de devenir la capitale française... de la lenteur.

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samedi 16 octobre 2010

H. Kempf : "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme !"


H. Kempf : "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme !"
envoyé par EditionsduSeuil

L'ouvrage précédent d'Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, a rencontré un grand succès aussi bien en France et au Québec que dans le monde, avec des traductions en anglais, espagnol, italien et grec. Dans ce nouvel essai, l'auteur, journaliste au Monde, montre qu'en dépit des menaces l'avenir reste ouvert et l'optimisme justifié.

jeudi 14 octobre 2010

Merci le SEL choletais !



Grâce à Fi'sel, le système d'échange local de Cholet
, j'ai pu obtenir avec notre monnaie locale (virtuelle), plusieurs kilos de pêches bien réelles provenant du jardin du fiseliste Jean-Cyprien. Avec ces dernières, j'ai préparé une bonne tarte et une dizaine de pots de confiture maison.

Développer le lien local, consommer différemment, faire des économies, préserver la planète en consommant moins et partageant plus, les SEL sont de véritables alternatives à la crise écologique et financière, nous permettant de construire au quotidien le monde de demain. Renseignez-vous pour savoir s'il en existe dans votre ville, et si ce n'est le cas, créez-en un !

Pour en savoir plus sur les SEL, un petit reportage très instructif : http://www.dailymotion.com/video/x96nct_le-sel-dans-le-nord-de-la-france_news