vendredi 30 août 2013

Contempler... avec Serge Carfantan

"Contempler, ce n'est pas percevoir au sens ordinaire du terme. La perception est toute orientée par la traction intentionnelle de la pensée, ce qui se voit très bien dans cette étrange compulsion qui nous porte ensuite à étiqueter tout ce que nous voyons avec des concepts. Je perçois un chêne dans le jardin. Un arbre dans une catégorie et sur lequel je peux faire toutes sortes de commentaires mentaux liés à un savoir scientifique ou à une expérience personnelle. Contempler c'est plutôt laisser être sans chercher à conceptualiser ce qui est vu, ce qui, invariablement a pour effet d'anesthésier l'expérience sensible.

Contempler c'est être là, disponible et se laisser envelopper par la présence de ce qui est. Ce qui apparaît alors est très différent. L'arbre a une formidable puissance, une majesté silencieuse qui remplit l'espace et s'élance vers le ciel. Une présence qui plonge dans la terre et dont la pensée ne peut avoir la moindre idée, à moins qu'elle ne se taise pour un moment. L'arbre est alors réellement senti comme une individualité vivante et chaque arbre est différent d'un autre et possède sa propre présence. Sentir cela de toutes les fibres de son être est tout à fait autre chose que de le penser.

Nous avons tous connu ces moments de la contemplation, il se sont surtout invités dans des instants de surprise à la rencontre de paysages, dans l'inattendu d'une perspective, d'une trouée dans les feuillages vers une rivière, un surplomb au bord d'un précipice, l'extase d'un ciel lumineux dans la brume qui vous arrête soudainement quand vous levez la tête. Et puis, il y a cette impression fantastique que nous avons tous rencontrée enfant, allongé dans l'herbe devant la voûte étoilée. Une dilatation extraordinaire de la sensation de l'espace, l'espace d'un instant, nous nous sentions en sympathie avec l'infini." 

Serge Carfantan, Philosophe - revue 3ème millénaire



Photo d'Aujourdhui Demain


 

mardi 27 août 2013

Lyra et l'aléthiomètre par Gregory Ledoux

Connaissez-vous la formidable trilogie de Philip Pullman, "A la croisée des mondes" ? Une grande et passionnante aventure entre les mondes parallèles, intelligente, subtile, originale qui mélange les genres : à la fois roman fantastique, d'anticipation, de science fiction, initiatique. Elle fait partie de ces incroyables oeuvres imaginaires avec Dune de Frank Herbert, le Seigneur des anneaux de Tolkien, le Talisman de Stephen King et Peter Straub, Fondation de Isaac Asimov, que j'aime redécouvrir et relire et ce toujours avec un immense plaisir.

Initialement publiée pour les adolescents, de part la richesse du propos et ses plusieurs niveaux de lecture, cette trilogie est également destinée aux adultes. Il faut dire qu'avec son immense talent de conteur, dans un style simple et inspiré, Phlip Pullman nous embarque rapidement dans une fabuleuse et profonde aventure...

L'histoire débute à Oxford, aux alentours de l'époque Victorienne, dans un monde proche du notre à cette différence prêt que chaque humain est accompagné d'un daemon, de sa naissance à sa mort. Jusqu'à l'age adulte le daemon est une créature métamorphe qui peut prendre la forme de n'importe quel animal. Passé la puberté cette aptitude disparait et une forme définitive s'impose à lui, reflet de la personnalité de son humain ; et il devient en quelque sorte alors son animal totem.
De part sa curiosité et son intrépidité, la jeune Lyra, élevée par les érudits du collège d'Oxford, va apprendre par hasard l'existence d'une substance mystérieuse que l'on appelle la poussière, étrange particule élémentaire qui serait dotée de conscience. Cette révélation fortuite sera le premier pas qu'il la conduira vers les royaumes du Nord....  

Je vous propose de  découvrir trois visions de cette trilogie au fil des posts de ce blog, trois très belles illustrations d'un ami dessinateur, Gregory Ledoux, que ce chef d'oeuvre a inspiré.

Voici la première  : Lyra consultant son aléthiometre...
Illustration de Gregory Ledoux - cliquez sur l'image pour l'agrandir

"Chaque fois qu'elle était seule, Lyra déballait l'aléthiomètre et l'observait longuement, comme une amoureuse contemple la photo de son bien-aimé. Ainsi, chaque dessin avait plusieurs significations, hein ? se disait-elle. Pourquoi ne pourrait-elle pas les déchiffrer ? N'était-elle pas la fille de Lord Asriel ?
Repensant à ce qu'avait dit Farder Coram, elle tenta de concentrer ses pensées sur trois symboles choisis au hasard, devant lesquels elle disposa les trois aiguilles. Elle s'aperçut alors qu'en tenant simplement l'aléthiomètre dans ses paumes, en le regardant paisiblement, la grande aiguille se déplaçait d'une façon moins aléatoire..."

Extrait du tome 1 de la trilogie "Les royaumes du Nord"


vendredi 23 août 2013

À Cargill, fournisseur de Kellogg's, Nestlé, Unilever : le travail forcé est intolérable ! (pétition)

Le travail dans les plantations au lieu de l'école : tel est le sort cruel de cette petite fille (photo: Jason Motlagh / Pulitzer Center on Crisis Reporting)

Forcés à faire les travaux les plus durs et les plus dangereux, sept jours sur sept, enfermés, battus, leurs salaires non payés : hommes, femmes et enfants subissent un sort comparable à de l'esclavage dans les plantations de palmiers à huile du groupe malaisien KLK.

Pendant 9 mois le journaliste Benjamin Skinner a enquêté avec son équipe sur les conditions de travail dans les plantations de palmiers à huile en Indonésie. Le très sérieux magazine économique américain Bloomberg-Businessweek vient de publier les résultats accablants de cette enquête : attirés par les fausses promesses du groupe KLK, les « travailleurs » des palmeraies se sont vus confisquer leurs papiers d'identité et contraindre au travail forcé.

L'organisation écologiste RAN (Rainforest Action Network) avait dès 2010 accusé le groupe KLK et ses clients de graves violations des droits humains. Des entreprises occidentales comme la multinationale étasunienne Cargill font partie des acheteurs de cette société aux pratiques d'un autre temps. On estime à 27.000 tonnes la quantité d'huile de palme achetée par Cargill à KLK.

Cargill fournit en huile de palme les géants de l'agroalimentaire comme Nestlé, Kellogg's et Unilever ainsi que l'industrie des biocarburants. Ainsi, le produit du travail forcé se retrouve de façon invisible mais très concrète dans nos assiettes (margarine, céréales du petit-déjeuner, pâte à tartiner au chocolat etc.) et dans les réservoirs de nos voitures (SP 95-E10, SP 95, SP 98).

Sauvons la forêt et RAN demandent à Cargill et à ses clients de bannir cette huile de palme si nocive pour l'homme et pour l'environnement : www.sauvonslaforet.org



mercredi 21 août 2013

Enquêtes extraordinaires sur M6 le 21 aout 2013, dès 20h50

 Désormais visible en replay : www.m6replay.fr

Cet été, Enquêtes extraordinaires revient sur M6 pour une 2e saison exceptionnelle. Découvrez 3 nouveaux documentaires lors d’une nuit spéciale le 21 aout 2013 dès 20h50. À n’en pas douter, l’extraordinaire est réellement autour de nous…

 
Après avoir été repoussée de quelques semaines, la première partie de la Saison 2 d’Enquêtes extraordinaires sera finalement diffusée mercredi 21 aout prochain. Une soirée placée sous le signe de l’extraordinaire, avec 3 documentaires inédits diffusés dès 20h50 sur M6, allant de l’énergie de la terre à la question extraterrestres (OVNI et rencontres rapprochées). Peut-on guérir son habitat ? Comment réagir face à certaines déclarations de pilotes ayant observé des phénomènes spatiaux non-identifiés ? Se peut-il que nous ne soyons pas seuls dans l’Univers ?

Ecrits par Stéphane Allix et Natacha Calestrémé, et réalisés par Natacha Calestrémé, ces films donneront la parole aux scientifiques mais aussi aux témoins, à ces femmes et ces hommes qui vivent des expériences hors normes, tout en privilégiant le sérieux de la démonstration. Dans le courant de l’automne, 3 autres thèmes suivront : la mort, la réincarnation, ainsi que l’énergie des guérisseurs.

Ne manquez donc pas cette première nuit de l’extraordinaire, le 21 aout 2013 dès 20h50 sur M6 !

Le détail de la soirée du 21 août


20h50 : Les énergies qui traversent nos maisons (60 minutes - inédit)
Il existe des lieux où l’on dort mal, où l’on travaille mal, où l’on est toujours fatigué. Et si cela s’expliquait par une énergie liée à la terre et à l’activité des hommes ? Du Feng-shui aux sourciers en passant par les géobiologues, enquête sur les pratiques qui « guérissent » nos lieux de vie.

22h05 : Ils ont vu des ovnis (60 minutes - inédit)
Les OVNI existent ! Loin d’être une affabulation, cette affirmation résulte de décennies d’observations et d’investigations, au plus haut niveau de l’Etat, dans plusieurs pays. Pilotes, officiers, hauts responsables en témoignent. Gros plan sur une réalité qui bouscule nos schémas de pensée.

23h20 : Contacts avec des extraterrestres (60 minutes - inédit)
Des personnes en contact avec d’autres intelligences ? Difficilement concevable. Et pourtant les plus grands psychiatres se sont penchés sur la question. Ces témoins ne sont pas fous. Et que penser de ceux qui vivent ces expériences à plusieurs, au sein d’une même famille ? Enquête sur un phénomène étrange.

00h30 : Le 6e sens (90 minutes – rediffusion Saison 1)
L’homme a-t-il des capacités au-delà de ses cinq sens, la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat, le goût ? Les scientifiques répondent oui. Un sixième sens qui comprend télépathie, voyance et prémonition. Nous découvrons ces hommes et ces femmes qui, plusieurs fois dans leur vie, ont eu la prémonition d’un accident, d’une catastrophe aérienne, ou ont vécu une expérience étrange de transmission de pensée. Nous en serions tous capables, comme nous le montre Maud Kristen, célèbre voyante, avec une vingtaine d’étudiants. Des capacités tellement répandues qu’elles étaient utilisées par la CIA en matière d’espionnage

Source : ww.inrees.com



Le visible et l'invisible avec Christian Singer

"Une autre donnée insupportable de la vie, tout aussi insupportable à nos contemporains logiques jusqu'à l'idolâtrie, c'est que le monde invisble est lié au monde visible de manière mystérieuse et a-causale. Tu ne sais jamais lorque tu tiens un fil, à quoi il se trouve relié sur l'autre versant. Un succès considérable peut n'être qu'une coquille vide et une cheville tordue te faire retrouver le chemin perdu. Tu ne sais jamais ce qui relie les choses entre elles. Jamais par la seule volonté, tu ne peux avoir accès au sens ou à l'essentiel. Tout le monde feint de croire que ce monde est stable et solide mais toi qui a été un enfant, tu sais bien qu'il n'en est rien. Tu peux préméditer, prévoir tout ce que tu veux, le fruit attendu ne vient pas. Agis sans intention ni esprit de profit et le fruit tombe (ou non) à tes pieds ! Bien que la causalité tant prisée soit sans cesse déjouée, nous continuons de nous y cramponner. La surgie du fruit n'a lieu que lorsque la dimension horizontale de l'effort, de la persévérance, rejoint brusquement la dimension verticale : celle du secret. Mais qui voudrait encore savoir ces choses ? Qui accepterait d'en recevoir la vivifiante, la bousculante leçon, jour après jour ?"

Extrait de "Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?" de Christian Singer, éditions Albin Michel


Photographie : Calm and solitude by jyoujo




jeudi 8 août 2013

Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède

Illustration de Vincent Dutrait
 
Le garçon refusait de croire qu'il avait été transformé en tomte. «Je dois être en train de rêver ou de délirer, pensa-t-il. Dans quelques instants je serai redevenu un être humain. »
Il s'avança devant le miroir et ferma les yeux pour ne les rouvrir qu'au bout de quelques minutes, certain qu'alors tout serait normal. Mais ce ne fut pas le cas, il était et restait aussi petit. À part cela il se trouvait exactement le même qu'avant. Les cheveux blond filasse et les taches de rousseur sur le nez et les pièces sur la culotte de cuir et la chaussette raccommodée, tout était pareil, à part que ça avait rétréci.
Non, inutile de rester immobile et d'attendre, ça, il le comprit vite. Il fallait trouver une solution. La plus sage était probablement de retrouver le tomte et de se réconcilier avec lui.
Il sauta par terre et commença à chercher. Il regarda derrière des chaises et des armoires et sous la banquette à couvercle et dans le four. Il se glissa même dans quelques trous de souris, mais impossible de retrouver ce tomte.
Tout en cherchant, il pleurait et priait et promettait tout ce qu'on peut imaginer. Plus jamais il ne manquerait à sa parole envers quelqu'un, plus jamais il ne serait méchant, plus jamais il ne s'endormirait au milieu du sermon. Pourvu seulement qu'il pût redevenir humain et il serait le meilleur des garçons, le plus gentil et le plus obéissant. Mais il avait beau promettre, c'était peine perdue.
Tout à coup, il se souvint que maman avait dit que le peuple des petits habitait souvent dans les étables, et sans tarder il décida d'y aller voir s'il retrouvait le tomte. Comme la porte de la maison était ouverte — sacrée chance, sinon jamais il n'aurait pu atteindre la serrure pour l'ouvrir — il put sortir sans peine.
Arrivé de l'autre côté de la porte, il chercha ses sabots, puisqu'à l'intérieur il marchait évidemment en chaussettes. Il se demandait comment il allait se débrouiller avec ses gros sabots lourds lorsqu'il vit une paire de petits sabots qui l'attendaient sur le seuil. Mais quand il comprit que le tomte avait poussé la sollicitude jusqu'à lui transformer aussi ses sabots, il n'en fut que plus inquiet. Apparemment, ce désastre était prévu pour durer longtemps.
Un moineau sautillait sur la vieille planche en chêne posée sur le seuil devant la porte. A peine vit-il le garçon qu'il se mit à pépier très fort : «Tuit ! Tuit ! Regardez Nils le gardeur d'oies ! Regardez ce petit Poucet ! Regardez Nils Holgersson Poucet ! »
Immédiatement, les oies et les poules tournèrent leurs yeux vers le garçon, et ce furent des caquètements épouvantables. «Cocorico, cria le coq, c'est bien fait pour lui. Cocorico, il m'a tiré la crête. » « Cot, cot, cot, c'est bien fait pour lui », crièrent les poules qui continuèrent ainsi comme si elles n'avaient plus voulu s'arrêter. Les oies se rassemblèrent en un mur compact, avancèrent leur tête et demandèrent : « Mais qui lui a fait ça ? Mais qui lui a fait ça ? »
Dans l'histoire, le plus étrange c'était que Nils comprenait ce que tous disaient. Il en fut si étonné qu'il s'arrêta sur le pas de la porte et écouta. « Ça doit être parce que j'ai été transformé en tomte, se dit-il, c'est sûrement pour ça que je comprends la voix des oiseaux. »
Mais comme il ne supportait pas d'entendre les poules répéter que c'était bien fait pour lui, il leur jeta une pierre en criant : « Taisez-vous, volatiles de malheur ! »
Mais il avait oublié qu'il n'était plus celui que les poules craignaient. Toute la bande de poules se précipita vers lui, l'encercla et cria : « Cot, cot, cot, c'est bien fait pour toi. Cot, cot, cot, c'est bien fait pour toi. »
Le garçon essaya alors de leur échapper, mais les poules le poursuivirent, et en criant si fort qu'il faillit en devenir sourd. Il ne leur aurait sans doute jamais échappé si le chat de la maison n'était pas arrivé. Dès que les poules l'aperçurent, elles se turent et firent comme si elles n'avaient d'autre idée en tête que de gratter le sol pour y trouver des vers.


Extrait du Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède de Selma Lagerlöf



mercredi 7 août 2013

Petite exercice pour retrouver le calme intérieur


La maturité de l’être humain se révèle dans le calme intérieur avec lequel l’homme accomplit une action ; une manière d’être qui ne laisse pas place à la précipitation. L’immaturité du corps qu’on est (IchLeib) se manifeste dans la contraction et dans le besoin obsessionnel d’aller vite, de faire vite. Addiction à la vitesse et état d’être tendu qui dissocie l’homme de sa vraie nature, de son être essentiel. La tyrannie de la vitesse conduit à une manière d’être qui apparaît à certains comme étant inéluctable et ... normale. Quelqu’un me disait dernièrement : « Mais, Monsieur, tout le monde court aujourd’hui ; c’est l’époque à laquelle nous vivons qui veut ça ! ». Ah oui ?

Suis-je né pour jour après jour vite me lever pour vite prendre le petit déjeuner, vite courir sur mon lieu de travail où je vais vite passer d’un bureau à un autre et vite faire demi-tour pour prendre le dossier que j’ai oublié ? Résumons : Suis-je né pour vite aller au cimetière ?

Afin de retrouver le calme intérieur je propose, aux personnes qui viennent au Centre, l’exercice de la détente et la momentanéisation de chaque action. Rien ni personne ne peut m’empêcher de marcher tranquillement de la chambre à la salle de bain, de marcher tranquillement de la salle de bain à la cuisine. Que ce soit sur la rue ou sur votre lieu de travail, rien ni personne ne peut vous empêcher de vous déplacer sans être soumis à la tyrannie de la vitesse.

Lorsqu’elle ne s’impose pas - pour sauver sa peau ou ne pas manquer le départ du train - la vitesse est une fuite en avant. Aller vite, faire vite, c’est donner plus d’importance au futur qu’au moment présent ; c’est être possédé par le temps pensé, le temps psychologique et vivre nerveusement. Je ne peux pas vous prescrire un comprimé ou une pilule qui va cacher les symptômes de votre état d’être nerveux, agité, mais je peux vous proposer cet effort sur soi qu’est l’exercice : « Chaque matin, passez de la salle de bain à la cuisine en témoignant, par votre manière d’être en tant que corps et par le rythme de vos pas, que vous avez infiniment de temps ! ». Petit moment de guérison de notre esprit agité, inquiet, tourmenté, éparpillé. Petit moment d’éveil à notre état de santé fondamental : la paix intérieure.
  
Jacques Castermane


mardi 6 août 2013

Le coup de maitre de Stromae


Il porte bien son nom, Stromae. Maestro en verlan. Car son dernier coup – pendable – est un coup de maître. Pourtant, le chanteur d'origine belgo-rwandaise semblait mal en point. Mi-mai, il débarque en plein centre de Bruxelles (sa ville), visiblement éméché, la ceinture dénouée, titubant et hurlant des bouts de phrases à la vue de passants sidérés qui s'empressent de le filmer avec leurs téléphones portable [...]

Mais, trois jours plus tard, coup de tonnerre. Stromae poste son nouveau clip : les mêmes images ou presque, tournées le même jour, au même endroit… mais pas du même angle ! Tout était mis en scène : Stromae n'avait pas bu, il incarnait le personnage de sa dernière chanson, un garçon paumé qui vient de se faire plaquer. Tels sont pris qui croyaient le prendre : cette fois, ce sont les passants qui se retrouvent dans le champ, captés par des caméras cachées.



Lire l'intégralité de l'article : www.telerama.fr 



dimanche 4 août 2013

Menace sur les tortues vertes en Malaisie (pétition)



Les Réserves forestières Tanjung Hantu et Segari Melintang font partie des points chauds de biodiversité de l'État de Perak en Malaisie. Étendues sur une zone totale de 2.200 hectares, elles offrent une protection légale aux tortues, macaques, toupayes, pangolins ainsi qu'à de nombreuses autres espèces animales et végétales menacées.

La tortue verte (Chelonia mydas), dont la Malaisie ne compte plus que six lieux de nidifications, est en danger d'extinction. Le nombre des oeufs quel les tortues pondent sur la plage Pasir Panjang a diminué considérablement. La plage et ses alentours est classée comme « zone écologiquement sensible » par le Schéma National d'Aménagement du Territoire.

Mais une usine à gaz et une aciérie doivent bientôt être construites à proximité de la réserve naturelle protégée sur une surface de plus 260 hectares. Le début des travaux des futurs sites industriels est prévu pour les prochaines semaines. Les routes, aires de stationnement, logements et autres infrastructures nécessaires pour accueillir plus de 1.000 travailleurs porteraient gravement atteinte à l'écosystème exceptionnel de la région.

La nature n'est pas la seule qui serait mise en péril : les habitants perdraient leur moyens de subsistance car une large partie de leur revenu provient de la pêche et du tourisme. En outre, les émissions toxiques des usines causeraient des problèmes de santé et des pluies acides.

Des groupes locaux de défense des droits de l'homme et de protection de l'environnement comme SAM ou CAP informent et mobilisent la population afin d'empêcher la construction de ces usines.

Ils ont besoin de soutien et de la pression de la société civile au niveau international. Aidons-les à préserver ces écosystèmes sensibles et uniques :www.sauvonslaforet.org



samedi 3 août 2013

Mystic Sun

Je vous invite à un petit  moment de relaxation et de contemplation.
2 minutes de calme, un instant mystique filmé le 13 juillet dernier par un ami photographe




jeudi 1 août 2013

Le Karma dans la vision psychologique occidentale

C’est son karma...Il a un "bon", un "mauvais" karma… Que recouvre cette conception orientale ? Une sorte de fatalité qui prédestine nos existences ? Un système moral où l’on accumule des mérites et l’on essaye de se défaire des mauvaises tendances venues du passé ? Une croyance en la réincarnation, avec un cheminement qui s’effectue de vie en vie jusqu’à la libération finale ? La prise en compte d’une loi de causalité qui régit nos actes et leurs conséquences ?

Chacun, suivant sa sensibilité pourra se sentir plus en affinité avec l’une de ces propositions. De fait, ce concept longtemps complètement exotique en Occident, est maintenant rentré dans le vocabulaire courant et, surtout, s’est intégré à la vision des choses de nombres de personnes en recherche de sens. Certains le vivent comme une croyance religieuse qui, dans ses conséquences pratiques, pourra se rapprocher de la morale chrétienne, d’autres s’y intéressent sur le plan de l’ésotérisme, et veulent retrouver leurs vies antérieures ; d’autres encore seront attirés par la dimension parapsychologique et consulteront médiums, voyants pour connaître leur histoire karmique. En tant que psychiatre ayant reçu une formation scientifique, je me suis trouvé plus naturellement en affinité avec la dernière proposition, le karma en tant que principe de causalité. Cette vision des choses rejoint, dans un autre langage les approches de la psychanalyse, de l’éthologie ou de la systémie - qui soulignent l’importance des conditionnements du passé dans tous nos comportements et relations, tout en l’inscrivant dans une perspective d’évolution de l’être humain. En effet, tout en énonçant le caractère inéluctable de la causalité, la pensée orientale déclare qu’il est possible de s’affranchir de l’aliénation à ces conditionnements.

Le principe de causalité karmique affirme que tous nos actes sont l’aboutissement de chaînes de causes et d’effets complexes, autrement dit, qu’ils résultent d’un cocktail complexe d’influences qui proviennent à la fois de notre trajectoire personnelle et de notre environnement. De même, aussitôt posés, nos actes deviennent à leur tour la source de nouvelles chaînes de causes et d’effets, dans un enchaînement sans fin. Dans cette vision du karma, il ne s’agit donc pas de croire à quoi que ce soit mais d’observer attentivement en soi et autour de soi pour arriver à une vision plus lucide et consciente de son fonctionnement dans la vie : d’où me viennent cette manière de penser, ce désir, ce comportement, l’impulsion à poser cet acte ? Quelles conséquences puis-je en anticiper et ensuite constater, pour moi-même, pour les autres, pour l’environnement ? Finalement suis-je libre de mes choix, comme j’en suis persuadé ou suis-je téléguidé par mes expériences passées, influencé par mon entourage, modelé par mon environnement ? Qu’est-ce que je génère pour les autres, pour la planète ? Et si je constate que je suis prisonnier de mes habitudes, de mon passé, du regard d’autrui, que j’engendre de la souffrance pour moi et/ou pour les autres, puis-je me délivrer ?

Pour un psychiatre, autant de questions essentielles !

Psychiatre-psychothérapeute 
Source : www.inrees.com

mercredi 31 juillet 2013

A la rencontre du mythique calamar géant

Le mystère du calamar géant, une passionnante et fantastique plongée dans les abysses à la recherche de cette créature mythique.


Depuis dix ans, la chaîne japonaise NHK, en collaboration avec le Musée scientifique national japonais, cherchait un moyen de filmer le mystérieux calamar géant. À part quelques photos prises en 1996, il n’existait aucune preuve de son existence. Une expédition a été enfin menée l’été dernier par le Dr Tsunemi Kubodera, zoologiste marin et spécialiste du calamar, à bord d’un submersible spécialement conçu pour l’occasion. À environ 15 kilomètres à l’est de l’île de Chichi, dans le Pacifique nord, l’équipe de Kubodera a réussi, après une centaine de plongées et environ quatre cents heures passées sous l’eau, à rencontrer le mythique calamar géant à une profondeur de 630 mètres et à le suivre jusqu’à une profondeur de 900 mètres. Les scientifiques ont estimé son envergure totale à huit mètres en l’absence de ses deux principaux appendices. S’il avait encore eu ses deux gigantesques "bras" caractéristiques de son espèce, il aurait probablement pu mesurer plus de seize mètres.  

Visible encore pendant quelques jours sur arte +7 en HD : www.arte.tv


Offrons à nos enfants ce printemps où l’on goûte le monde


" Il est urgent d’éradiquer ce principe de compétition qui place l’enfant, dès sa scolarité, dans une rivalité terrible avec les autres et lui laisse croire que s’il n’est pas le meilleur, il va rater sa vie. Beaucoup répondent à cette insécurité par une accumulation stupide de richesses, ou par le déploiement d’une violence qui vise à dominer l’autre, que l’on croit devoir surpasser.

Aujourd’hui, on est tout fier lorsqu’un enfant de 5 ans sait manipuler la souris de l’ordinateur et compter parfaitement. Très bien. Mais trop d’enfants accèdent à l’abstraction aux dépens de leur intériorité, et se retrouvent décalés par rapport à la découverte de leur vraie vocation.

Dans notre jeune âge, nous appréhendons la réalité avec nos sens, pas avec des concepts abstraits. Prendre connaissance de soi, c’est d’abord prendre connaissance de son corps, de sa façon d’écouter, de se nourrir, de regarder, c’est ainsi que l’on accède à ses émotions et à ses désirs. Quel dommage que l’intellect prime à ce point sur le travail manuel. Nos mains sont des outils magnifiques, capables de construire une maison, de jouer une sonate, de donner de la tendresse.

Offrons à nos enfants ce printemps où l’on goûte le monde, où l’on consulte son âme pour pouvoir définir, petit à petit, ce à quoi l’on veut consacrer sa vie. Offrons-leur l’épreuve de la nature, du travail de la terre, des saisons. L’intelligence humaine n’a pas de meilleure école que celle de l’intelligence universelle qui la précède et se manifeste dans la moindre petite plante, dans la diversité, la complexité, la continuité du vivant." - Pierre Rabhi


lundi 29 juillet 2013

dimanche 28 juillet 2013

Valse des étiquettes avec Alexandre Jollien

"Une lecture m’habite, me déroute et me convertit sans cesse. Je viens de lire le Soûtra du Diamant. Un refrain revient sans cesse, une logique paradoxale jalonne le discours du Bouddha : « X n’est pas X, par conséquent, je l’appelle X. »

Rarement, énoncé m’a autant aidé. Je l’emploie partout et toujours dans mon quotidien, enfin j’essaie. « Ma femme n’est pas ma femme c’est pourquoi je l’appelle ma femme. », « mes enfants ne sont pas mes enfants, c’est pourquoi je les appelle mes enfants. ». Le Bouddha invite à dégommer toutes les étiquettes. Ma femme n’est pas ma femme. Elle est beaucoup plus riche, beaucoup plus dense, beaucoup plus unique, beaucoup plus insolite que ce que j’en perçois. Et ainsi en va-t-il pour mes enfants, pour mes amis, pour la réalité, bref, pour le monde.

Nos étiquettes figent le réel, le rétrécissent, le tuent. Mais lutter contre les étiquettes est encore une posture, une fixation. Le Tathagata invite à aller plus loin. Le cœur libre peut utiliser les étiquettes et appeler un chat un chat. Du moment que je sais que ma femme n’est pas ma femme et que jamais je ne pourrai la saisir dans des concepts, je peux librement, avec légèreté, l’appeler ma femme.

Le malheur, c’est de se fixer dans les étiquettes, se figer dans ce qu’on a été et dans ce qu’on est. Ainsi, aujourd’hui, je me suis dit « Alexandre n’est pas Alexandre. L’Alexandre d’hier n’est déjà plus. Celui qui est fatigué en ce moment mourra dans la journée pour naître nouveau. » La non fixation, c’est peut-être de laisser mourir ce moi fatigué, humilié, content parfois, gratifié et heureux souvent. La non fixation, c’est se laisser vivre plutôt que vivre."

Alexandre Jollien Pharmacopée n° 18 : www.alexandre-jollien.ch


jeudi 25 juillet 2013

Top of the lake, la série atmosphérique de Jane Campion

Ecrite et Réalisée par Jane Campion et Gerard Lee, Top of the lake est une mini-série très cinématographique.

Dès le générique, pictural, expressif et étrange, l'ambiance est clairement posée.

Tourné en Nouvelle Zélande, l'incroyable mise en scène de Jane Campion nous plonge alors dans un thriller atmosphérique qui prend l'allure d'un conte social, psychologique, sombre et désenchanté.

L'histoire nous conduit à suivre la détective Robin Griffin, spécialisée en protection infantile, de retour au pays pour passer du temps auprès sa mère malade. Etant présente sur les lieux, elle va se voir confier une enquête sur la grossesse d'une jeune fille de 12 ans, dont le père - terriblement interprété par Peter Mullan, vraiment flippant dans son rôle - est l'homme important de la ville ; dangereux personnage charismatique et "étrangement" influant...

En cherchant à communiquer avec la fillette puis en partant à sa recherche suite à sa disparition mystérieuse, Robin Griffin (magnifique Elisabeth Moss au jeu très intense et intérieur) se verra alors confronter à ses démons du passé, ses traumatismes de jeunesse et aux secrets qui pèsent sur la ville de Laketop.

Dur et pesante d'un côté, la série par son rythme lent, sa poésie contemplative et fantastique, évoquée par de superbes plans de  nature qui apparaissent comme des tableaux animés, n'en n'est pas moins, paradoxalement, hypnotique et quelque part apaisante. La lourdeur du propos est aussi "allégée" par un certain humour que l'on retrouve lors de moments de loufoquerie métaphysique amenés par une gourou interprétée par Holly Hunter, aux propos illuminés et malgré tout pertinent, dans une certaine mesure - ou dans des situations à la fois touchantes et décalées émanant de la communauté féminine qui transite autour de la gourou ; un groupe de femmes qui recherche à son contact à retrouver dignité et mieux être, acceptation et libération de leur passé difficile...


Cette brillante mini série, formidablement interprétée, sera diffusée cet automne sur Arte.





mardi 23 juillet 2013

Se libérer du jugement d'autrui



"La paix, la plus étrange paix, la plus profonde, vient parfois d'accepter d'être incompris, voire même jugé. On sent alors s'ouvrir une liberté incroyable, celle d'être libéré du jugement d'autrui."


lundi 22 juillet 2013

vendredi 19 juillet 2013

La Belgique interdit le gaspillage alimentaire dans les supermarchés


Le gaspillage alimentaire est un problème majeur dans les pays ayant adopté des habitudes de sur-consommation. Chaque année 1,3 milliards de tonnes de denrées comestibles par an sont jetées, selon la FAO. A toute échelle de la chaîne alimentaire s’opère ce gâchis. En Belgique, quelques villes ont décidé d’agir au niveau des industries agro-alimentaires en les forçant à donner aux associations de redistribution alimentaire.

La Belgique oblige les supermarchés à donner

C’est dans la ville de Herstal que le bourgmestre – équivalent du maire -, Frédéric Daerden, a lancé une initiative pertinente. Les supermarchés de la ville doivent donner leurs invendus aux associations d’aide alimentaire pour que leurs permis d’environnement soit renouvelé. Le permis d’environnement est une exclusivité belge, permettant aux magasins de s’installer dans la ville, c’est l’équivalent d’un permis d’exploitation.

Comme la permission est livrée par l’administration communale (municipalité), quelques unes d’entre elles ont décidé d’y ajouter une clause obligeant les supermarchés à faire don de leurs invendus. Le but étant de limiter le gaspillage alimentaire et de nourrir des personnes dans le besoin.

En Belgique, ce sont 200.000 personnes qui bénéficient de l’aide alimentaire, alors que d’un autre côté 15 kg de nourriture par personne/an sont jetées. Soit l’équivalent de 3 repas par jour pour 30.000 personnes durant 1 an, juste pour la région Bruxelloise. Les magasins quant à eux sont responsables d’un gâchis immense et jettent des produits quelques jours avant la fin de la date de péremption.

L’AFSCA2 travaille en collaboration avec les structures communales en allégeant les dispositifs de traçabilité alimentaire. Ainsi, si un produit doit être rappelé par une enseigne à cause d’un problème sanitaire, cela se fera rapidement.

Namur et d’autres communes ont adopté cet exemple à l’instar d’Herstal.

Lire le dossier en entier : www.consoglobe.com


jeudi 18 juillet 2013

Sophie Maurin - Far Away

 Poésie et rêverie imaginaire avec Sophie Maurin...



"Il y a quelque chose de ludique, de joyeux et même de jouissif dans ce premier album de Sophie Maurin. Un bonheur de chanter et de jouer si éclatant qu'il rejaillit sur celui qui écoute."  Valérie Lehoux -  pour lire la critique complète : Télérama